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Rimouski, capitale régionale

La ville de Rimouski est le plus important centre urbain de la région bas-laurentienne. Elle se déploie sur le littoral sud du majestueux Saint-Laurent, qui fait partie intégrante de son paysage urbain.

  • Présentation générale

    Rimouski, une capitale à échelle humaine

    D'ouest en est, Rimouski va du district Le Bic, à la hauteur du parc national du même nom, joyau de tourisme et de plein air, jusqu'au district Pointe-au-Père. Au sud, le visage rural de Rimouski se révèle. Son territoire s’étend jusqu'au district Sainte-Blandine/Mont-Lebel et borde les territoires des municipalités à caractère rural qui complètent le profil socioéconomique de la MRC de Rimouski-Neigette. On peut observer l’estuaire du fleuve et l’île Saint-Barnabé du centre-ville, à partir de la Promenade de la mer.

    Près de 50 000 personnes vivent à Rimouski, ce qui représente 85 % de la population de la MRC.

    Rimouski est une capitale à échelle humaine non seulement par sa taille. La Ville a été reconnue Municipalité amie des aînés en 2010 et Municipalité amie des enfants en 2017. Sa politique familiale soutient le développement des services aux personnes aînées et aux enfants et continue de mobiliser les acteurs du milieu, pour le mieux-vivre de la collectivité.

    Inclusive et ouverte, Rimouski est désignée par le gouvernement du Québec quatorzième ville d'accueil pour les réfugiés pris en charge par l'État. Chaque année, Rimouski accueille une population étudiante de plus de 5 000 personnes! Des étudiants de partout au Québec et de la francophonie internationale trouvent à Rimouski les services et l’esprit d’ouverture nécessaires à leur intégration.

    Rimouski, en phase avec l’économie du savoir

    Les nombreuses institutions d’enseignement et de recherche de Rimouski dispensent un enseignement secondaire, collégial et universitaire à la fine pointe, tout particulièrement dans le domaine maritime. Une forte concentration de chercheurs et d’institutions d’enseignement postsecondaire composent le secteur de la recherche fondamentale et appliquée en sciences de la mer. Ils font de Rimouski la technopole maritime du Québec. Chaque année, de nombreuses personnes séjournent à Rimouski pour parfaire leurs connaissances au sein de ces centres et institutions : l’Institut maritime du Québec (IMQ), le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) ou l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (UQAR-ISMER).

    Le port de Rimouski, à vocation commerciale, est situé juste en dehors de la zone de pilotage obligatoire : à Rimouski, le fleuve est large! Un centre collégial de transfert technologique en technologies maritimes, Innovation maritime, fait du port de Rimouski un lieu de développement du transport et des technologies maritimes.

    L’entrepreneuriat, un vecteur de développement à Rimouski

    Rimouski offre aux investisseurs et aux entrepreneurs un milieu des plus dynamiques, tourné vers l’avenir. La Société de développement économique de Rimouski (SOPER) est dédiée au développement économique de toute la MRC : elle les accompagne et peut contribuer au financement de leurs projets d’entreprise, du démarrage à l’expansion.

    La culture, au cœur de la qualité de vie rimouskoise

    La vitalité culturelle de Rimouski est remarquable et reconnue à l’extérieur de la région. La qualité et la diversité de l’offre proviennent de la concertation des institutions d’enseignement et de culture et des organismes du milieu. Leur collaboration stimule la création et l’expression sous toutes leurs formes. Danse, musique, arts visuels, livre et littérature, théâtre et improvisation, notamment, trouvent à Rimouski leurs publics et leurs ambassadeurs passionnés! Consultez le portail Quoi vivre Rimouski pour connaître les activités culturelles à venir.

    Rimouski, ville de services publics et de commerce

    La population de tout l’est du Québec se rend à Rimouski pour sa forte concentration de commerces de vente au détail, de services aux personnes, de services sociaux et de soins de santé. Rimouski abrite aussi de nombreux sièges sociaux et centres administratifs régionaux (TELUS, Centre intégré de santé et de services sociaux, Hydro-Québec, fonctions publiques fédérale et provinciale, par exemple).

    Rimouski en chiffres

    • 285 km2 de territoire agricole et forestier;
    • 50 km2 de territoire urbain;
    • une assiette fiscale de 2,84 milliards de dollars (en octobre 2009);
    • 360 employés municipaux;
    • 76 pompiers et 4 casernes;
    • 60 km de pistes cyclables;
    • 90 km de sentiers pédestres;
    • une banque de terrains résidentiels d’environ 1 000 000 m2;
    • 2 parcs industriels couvrant une superficie totale de 2 000 000 m2.

    Rimouski en infrastructures

    • Un complexe sportif à la fine pointe de la technologie;
    • 13 gymnases;
    • 1 parcs de planche à roulettes;
    • 30 terrains de jeux;
    • 2 piscines intérieures;
    • 3 piscines extérieures;
    • 4 courts de tennis intérieurs;
    • 10 courts de tennis extérieurs;
    • 4 terrains de balle;
    • 3 terrains de base-ball;
    • 16 terrains de soccer;
    • 5 pistes de ski de fond;
    • 3 arénas;
    • une glissoire avec remontée mécanique;
    • 1 allée glacée;
    • 11 patinoires extérieures;
    • Plus d’une centaine parcs et espaces verts;
    • 12 centres communautaires.

    Rimouski en culture

    • Plusieurs musées et salles d'expositions;
    • 6 salles de diffusion;
    • 4 bibliothèques;
    • 3 cinémas, dont un de répertoire;
    • 1 orchestre symphonique;
    • 1 conservatoire de musique et 1 école de musique;
    • 4 chorales et un opéra;
    • 1 école de danse;
    • De nombreux organismes culturels;
    • Moult festivals et événements culturels majeurs.

    Géographie physique de Rimouski

    Un territoire de 335 km 2 situé à 550 kilomètres de Montréal, à 310 kilomètres de Québec et à 110 kilomètres de Rivière-du-Loup.
    On y accède par les routes 132, la 232 et par l’autoroute Jean-Lesage (20), sans oublier par la route 138 et le traversier pour les automobilistes provenant de la Côte-Nord.
    Son aéroport avec piste de 1 400 mètres peut accueillir des avions d’une capacité de plus de 50 passagers.
    Superficie totale : 335 km2
    Superficie totale (incluant le territoire marin) : 532 km2
    Couvert forestier : 168 km2
    Terres défrichées : 16 km2
    Vocation urbaine et de conservation : 60 km 2
    Réserve foncière municipale : 1 000 000 m2


  • Prix et distinctions

    La Ville de Rimouski voit son travail pour le mieux-être des citoyens et citoyennes récompensé par les prix et distinctions qu’elle a reçus. Elle se compare avantageusement aux autres villes de sa taille dans divers palmarès.

    La reconnaissance est au rendez-vous

    La Ville de Rimouski a reçu divers prix et distinctions qui mettent ses réalisations en valeur. Un tour d’horizon des principaux prix remportés par la Ville dans les dernières années permet de mesurer les efforts déployés à Rimouski pour améliorer la vie quotidienne des citoyens et citoyennes par des actions et par des investissements.

    2016 : La SOPER, guichet unique en développement économique de Rimouski et de la MRC Rimouski-Neigette est finaliste du Mérite Ovation municipale. La Société de promotion économique de Rimouski intègre maintenant tous les services liés au développement économique de la Ville de Rimouski, incluant le tourisme et les congrès, le développement rural et deux fonds d’investissement pour supporter la concrétisation des projets des entrepreneurs locaux.

    2013 : Le projet de traitement des eaux du nouveau lieu de compostage de la Ville de Rimouski est gagnant du Prix en infrastructures municipales du ministères des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, notamment pour son originalité, son caractère novateur et pour la possibilité de transférer le projet à d’autres municipalités. Le compostage est l’une des mesures concernant l’environnement à Rimouski.

    2013 : Chantier cap sur 2020, une démarche menée par la Ville de Rimouski, obtient une mention spéciale lors du Gala des prix d'excellence de l'Institut d'administration publique de Québec. Le prestigieux concours a reconnu en ce projet un modèle d’engagement de toute une communauté et un exemple de participation citoyenne. Cette consultation publique a conduit la Ville à établir son Plan stratégique de développement durable 2012-2020.

    2008 : Le service en ligne de Don de biens réutilisables de la Ville de Rimouski remporte le prix Joseph-Beaubien, étoile Argent, du Mérite Ovation municipale. Essayez-le!

    2007 : La consultation publique Savoir naviguer ensemble tenue par la Ville de Rimouski obtient le prix Monde municipal, un prix d’excellence de l’administration publique remis par l'Institut d'administration publique de Québec

    2006 : La salle de spectacle DESJARDINS-TELUS, propriété de la Ville de Rimouski, reçoit le Prix d’excellence de la construction en acier catégorie Projets commerciaux/institutionnels de l'Institut canadien de la construction en acier. Spect'Art Rimouski gère la programmation et la billetterie de la salle de spectacle.

    Au début des années 2000, la réalisation de la Promenade de la mer, une infrastructure très appréciée des marcheurs et des cyclistes au centre-ville, a valu 2 prix à la Ville de Rimouski : le Prix Sécurité routière de l'Association québécoise des transports (2004) et le Prix Aménagement du réseau Les arts et la ville (2003). De plus, un Certificat de mérite national de l'Association des architectes paysagistes du Canada a été remis à la firme Pluram Urbatique pour l’architecture du paysage du projet, auquel a collaboré la Ville de Rimouski (2004). 

    Rimouski dans les palmarès

    Les palmarès ont la cote! Vous aimez les consulter? Voici un aperçu des faits à retenir au sujet de notre ville. On peut constater que Rimouski se compare avantageusement aux autres villes canadiennes dans les dernières éditions du palmarès des villes où il fait bon vivre du magazine MoneySense. En 2017, Rimouski obtient la 21e place au classement des meilleures villes canadiennes où prendre sa retraite et la 68e au classement des meilleures villes canadiennes où élever des enfants sur les 219 villes canadiennes évaluées. 

    Les coûts des services municipaux vous préoccupent? Sachez qu’en 2016, dans le palmarès des municipalités La Presse et HEC, la Ville de Rimouski se classe au 4e rang de sa catégorie quant aux coûts des services municipaux. Les amoureux de plein air aimeront savoir qu’en 2015, Rimouski figure au Top 10 des municipalités plein air du magazine Géo Plein air.

  • Armoiries

    Apparues au Moyen-Âge, les armoiries sont des signes symboliques qui servent à distinguer les familles, villes, peuples et autres. Leur nom vient du fait qu’elles se peignaient sur les armes, les boucliers ou les écus. Conçues dans les locaux du Collège canadien des armoiries à Montréal, les armoiries de la Ville de Rimouski se veulent le symbole de sa foi, de son travail et de sa dignité.

    L’écusson est coupé en deux parties égales, ce qui symbolise le mouvement des eaux.
    Les mouchetures d’argent représentent tous les seigneurs de Rimouski.
    La croix pastorale indique le siège épiscopal de Rimouski, les maisons d’enseignement et la foi indestructible de ses premiers pionniers.
    L’ancre symbolise le port de mer, le développement commercial et industriel. C’est aussi le symbole de l’espérance.
    Les sapins rappellent le développement du commerce du bois.
    Legi patrum fidelis – Fidèles à la loi de nos pères.
    Ornements extérieurs : l’écu timbré d’une couronne murale à cinq tours. Le tout soutenu par deux branches d’érable de sinople, feuillées de même, tigées et boutonnées d’or, croisées en pointe et liées par un ruban rouge, retenant un listel de parchemin d’or, chargé de la devise en lettres romaines.

    Armoiries de la Ville de Rimouski

  • Histoire de Rimouski

    La nouvelle Ville de Rimouski, officiellement constituée le 1er janvier 2002, est issue du regroupement des anciennes villes de Rimouski, de Pointe-au-Père, du village de Rimouski-Est, de la municipalité de Mont-Lebel, ainsi que des paroisses de Sainte-Blandine et de Sainte-Odile-sur-Rimouski. À la suite du regroupement, le territoire de la nouvelle ville de Rimouski correspond en grande partie à celui de la paroisse de Saint-Germain-de-Rimouski, qui a été démantelé, à plusieurs reprises, à partir de 1835, pour permettre la création des paroisses de Sainte-Anne-de-la-Pointe-au-Père, Sainte-Odile-sur-Rimouski, Sainte-Blandine et Saint-Yves.

    Initié en avril 2000, dans la foulée du dépôt du Livre blanc sur la réorganisation municipale (Loi 170), 6 des 8 municipalités ciblées par le projet initial concluent une entente de regroupement le 4 juillet 2001. Le 5 septembre 2001, le décret de regroupement est émis par le gouvernement du Québec. Dès ce moment, les citoyens des municipalités participant au regroupement bénéficient de la même tarification d'accès aux équipements de loisirs. Le comité de transition assure l'organisation de la nouvelle Ville et établit un budget. Le comité finalise la structure administrative de la Ville et assure l'intégration des employés municipaux dans la nouvelle administration. Les premières élections municipales pour doter la nouvelle Ville de Rimouski d'un conseil municipal ont lieu le 18 novembre 2001.

    Le 3 février 2002, des cérémonies protocolaires de lever de drapeaux se déroulent dans chacune des municipalités regroupées pour célébrer la nouvelle Ville de Rimouski. Dès mars 2002, la nouvelle Ville annonce qu'elle fera dorénavant appel aux services de la Sûreté du Québec pour desservir son territoire.

    En 2006, l'administration municipale rimouskoise entame un vaste processus de consultation sous le thème « Savoir naviguer ensemble » dont l'objectif est d'établir une vision commune du développement. La consultation est un succès et entraine l'identification de 5 axes stratégiques de développement :

    • Une ville inclusive encourageant la participation citoyenne;
    • Une ville respectueuse de sa population, de sa culture, de son patrimoine, de sa nature et de ses paysages;
    • Une ville branchée sur le développement durable, les ressources et l'expertise locale;
    • Une ville ouverte sur le monde, un lieu de savoir et d'innovation;
    • Une ville solidaire dotée d'une administration performante.

    Le 16 septembre 2009, la Ville de Rimouski s'agrandit de nouveau avec l'annexion, par décret, de la municipalité du Bic.

    Maires

    • 1994-2005 : Michel Tremblay
    • 2005-2016 : Éric Forest
    • 2016- : Marc Parent

    Consulter l'historique des municipalités et villes regroupées avant 2002.

    • Le Bic
    • Mont-Lebel
    • Pointe-au-Père
    • Rimouski
    • Rimouski-Est
    • Sainte-Blandine
    • Sainte-Odile-sur-Rimouski

    Le Bic avant 2009

    Le territoire du Bic est reconnu des Européens dès le second voyage de Jacques Cartier, qui jeta l'ancre dans la baie du Bic pendant 4 jours. À cette époque, le chef Donnacona raconte à Cartier l'histoire d'un événement survenu en 1533 sur l'une des îles, alors que des guerriers iroquois auraient agressé un groupe de Micmac. Cet événement est à l'origine du nom de l'Île-au-Massacre. En 1603, Samuel de Champlain y séjourne. Il dessine sur sa carte le point culminant de l'époque, et inscrit « le Pic » pour désigner la montagne, qu'on nomme aujourd'hui Pic Champlain. Le nom « Bic » serait selon toute vraisemblance une déformation du nom donné par Champlain à la montagne.

    La seigneurie du Bic est concédée à Charles Denys de Vitré en 1675 par le gouverneur Frontenac. Contrairement aux autres colonies concédées dans un but de colonisation, la seigneurie du Bic est concédée dans le but de « faire la pêche au hareng et autres poissons ». Le sieur de Vitré n'habite pas les lieux. Le premier habitant connu du Bic est un dénommé Jean Gagnon, établi aux environs de 1680. La seigneurie verra son lot de seigneurs se succéder jusqu'en 1822, alors qu'Archibald Campbell, notaire de Québec, fait l'acquisition de la seigneurie et devient le premier seigneur à y habiter. Sous sa gouverne, de 1822 à 1852, de nombreuses concessions de terres sont effectuées et la seigneurie se développe rapidement. On assiste à l'érection canonique de la paroisse en 1830 sous le nom de Sainte-Cécile, Cécile étant le prénom de l'épouse d'Archibald Campbell. Le Bic est érigé en municipalité en 1835 et est incorporé en 1855.

    En 1890, après le feu de la première église construite en 1850, les citoyens entament les démarches visant à la reconstruction. La bénédiction du nouvel édifice a lieu en 1893, mais les travaux durent plusieurs années et ne seront réellement complétés qu'au tout début du XXe siècle.

    L'électricité arrive au Bic en 1889. Cette implantation est partielle et plus ou moins efficace. En 1912, un incendie détruit les installations électriques. Le service sera rétabli 4 ans plus tard, puis cédé en 1922 à la Compagnie de Pouvoir du Bas-Saint-Laurent. Progressivement, l'électrification rejoint l'ensemble de la municipalité et des rangs jusqu'en 1950.

    Le premier tiers du XXe siècle est mouvementé. En 1905, suite aux pressions exercées par des propriétaires de compagnies de navigation, la station officielle des pilotes du Saint-Laurent, localisée au Bic depuis 1762, déménage à Pointe-au-Père. Le 20 mai 1921, un incendie détruit une dizaine de bâtiments du village du Bic et une partie de la rue Sainte-Cécile. La croix de métal du mont Saint-Louis est érigée en 1924 et bénite en 1925 par Mgr Léonard.

    Dans le domaine agroalimentaire, 1928 voit l'apparition de la Société coopérative agricole de Saint-Cécile-du-Bic. C'est à partir de 1935 qu'elle entre dans le créneau de la transformation laitière. En 1949 une meunerie est construite et fabrique des moulées. Au fil des ans, la Société coopérative s'implante dans l'industrie de la transformation laitière, si bien qu'en 1965, elle devient la Coopérative agricole du Bas-Saint-Laurent et contrôle la presque totalité de la production régionale. Elle fait une grande percée dans le marché québécois du lait nature, mais doit retraiter dans les années 1990 face aux géants Saputo et Agropur.

    Une importante infrastructure sportive de la municipalité, Le Club de golf Bic Inc. voit le jour en 1932, sous le nom de Bic Golf Club Inc. Il s'agit d'un club privé, dont huit des douze signataires de l'incorporation sont domiciliés dans la grande région de Montréal (Montréal, Westmount, Saint-Hilaire-de-Rouville).

    Dès 1964, la municipalité du Bic avait officiellement entrepris les démarches visant à explorer la faisabilité d'un parc sur son territoire. Les gouvernements fédéral et provincial étaient intéressés par le projet. Plusieurs études ont été réalisées au cours des années 60-70. En 1972, le comité du parc Bic/Saint-Fabien est mis sur pied. Le gouvernement du Québec entreprend alors les premières démarches en vue d'acquérir les terrains. L'implantation du parc est décidée en 1974, et ce dernier verra le jour officiellement le 7 novembre 1984.

    Dès 1973, dans la foulée de l'Opération Dignité, le Bic revendique sa place dans le domaine culturel avec la création d'une troupe de théâtre: la Troupe des gens d'en bas. Elle sera en opération jusqu'au début des années '80. Dès lors, le groupe se dissout. De ses cendres va naître le Théâtre les gens d'en bas, qui s'installe dans la grange de service du camping du Bic entre 1981 à 1988. Par la suite, la municipalité du Bic investit dans un bâtiment, géré par la compagnie de théâtre. Le groupe poursuit encore à ce jour une mission en trois volets, soit la production, la diffusion et la démocratisation du théâtre.

    Sur le plan démographique, le Bic a connu des débuts timides. En 1688, on y recense 14 habitants, tous membres de la même famille. En 1825, un recensement indique 90 âmes. En 1842, le village compte sur une population de 203 habitants. En 1851, un essor considérable voit la population grimper à 1 391 habitants. Le dernier recensement de Statistique Canada, mené en 2006, indiquait une population de 2 946 habitants.

    Le territoire et l'organisation municipale ont souvent été modifiés au cours de l'histoire. En 1851, les habitants de la Rivière-Hâtée, incluse dans la paroisse Saint-Germain-de-Rimouski, obtiennent leur annexion à la paroisse Sainte-Cécile. L'érection de la paroisse de Saint-Valérien en 1885 ampute le Bic d'une partie de son territoire. En 1920 on assiste à la scission de la paroisse en deux entités, soit la paroisse de Sainte-Cécile du Bic et la municipalité du village du Bic. Un comité de fusion est mis sur pied en 1970 afin de reformer une seule municipalité sur le territoire. La fusion s'effectue le 22 décembre 1971, créant la municipalité du Bic. Par l'arrêt ministériel du 16 septembre 2009, la municipalité du Bic est annexée à la Ville de Rimouski.

    Liste des maires de la municipalité du Bic
    1855-1873
    Georges Sylvain
    1874
    Didier Ouellet
    1875
    Georges Sylvain
    1876
    Octave Levasseur
    1877
    Georges Sylvain
    1877 (juillet)
    Octave Levasseur
    1878-1883
    Octave Levasseur
    1884-1885
    Mathias Morin
    1886-1887
    Octave Levasseur
    1880-1890
    Étienne Couture
    1891-1895
    Louis-Napoléon Côté
    1896
    Pierre Émile D'Anjou
    1897-1899
    Joseph Pineau
    1900-1905
    Joseph Michaud
    1906-1908 (février)
    Pierre Émile D'Anjou
    1909-1914
    Pierre Émile D'Anjou
    1915-1918
    Alexis Voyer
    1919
    Adélard Parent
    Pro-maires

    1908 (février)
    Alphonse Brillant
    1909
    Alphonse Brillant
    1910-1911
    J.Elz. Heppell
    1912
    France Parent
    1913
    J.Elz. Heppell
    1915
    J. Bte Alias Jonny Blais
    Liste des maires du Bic (village)
    1921-1923
    J.E. Rioux
    1926-1927
    Aurèle Chamberland
    1928
    Napoléon Bérubé
    1928-1936
    Joseph Levasseur
    1937-1940
    J.A. D'Anjou
    1941-1947
    Wilfrid Ouellet
    1948-1950
    Nazaire Boucher
    1951-1952
    Louis-Philippe Lavoie
    1953-1954
    Nazaire Boucher
    1955-1956
    Armand Plante
    1957-1958
    Alcide Gagnon
    1959-1963
    Onésime Gagnon
    1963-1965
    Gérard Labrie
    1965-1974
    J. Romuald Bérubé
    1974-1976
    Denis Cassista
    1976-1978
    Valois Doucet
    1978
    Lucien Cimon
    Liste des maires de la paroisse du Bic
    1920-1921 (janvier)
    Alex Voyer
    1921 (mars) - 1929
    Magloire Chénard
    1929-1935
    Louis Brillant
    1935-1936
    Pascal Lavoie
    1937-1938
    Oscar Parent
    1938-1941
    Louis Gagné
    1941-1946
    Joseph Cassista
    1947-1967
    Louis-Jacques Chénard
    1967-1972
    Félix Chénard
    Liste des maires après la fusion du village et de la paroisse
    1972-1974
    J. Romuald Bérubé
    1974-1978
    Denis Cassista
    1978-1981
    Lucien Cimon
    1982-1992
    Valois Doucet
    1992-2000
    Gilbert Thibault
    2000-2005
    Serge Lévesque
    2005-2007
    Jean-Louis Lavoie
    2008-2009
    Claude Gauthier

    Mont-Lebel avant 2002

    En 1931, des contribuables du rang Double de la municipalité de Sainte-Blandine entreprennent des démarches avec le gouvernement afin de constituer une municipalité indépendante à la suite d'une dispute avec le conseil municipal de Sainte-Blandine. La dispute est en lien avec les budgets octroyés par le gouvernement pour l'entretien et le développement des routes; en effet, les sommes octroyées s'avéraient toujours insuffisantes pour permettre le développement des 3e et 4e Rangs de Sainte-Blandine. Comme suite à la rédaction d'une requête, des représentants de ces contribuables (Jean-Baptiste Lebel et Pierre Fiola) ont rencontré le ministre des Affaires municipales qui leur accorde l'autorisation de procéder. La municipalité de Mont-Lebel sera ainsi érigée en 1932. Son nom est possiblement attribué en lien avec Jean-Baptiste Lebel, qui fut également le premier maire. La municipalité demeure toutefois comprise dans la paroisse religieuse de Sainte-Blandine. Le territoire de Mont-Lebel est situé en grande partie dans le canton Macpès et occupe vers l'est une partie des rangs II et IV du canton Neigette. Les municipalités de Saint-Anaclet-de-Lessard, Sainte-Blandine, Saint-Narcisse et Saint-Marcellin l'entourent.

    Mont-Lebel est un territoire essentiellement agricole; sur les 65 propriétaires de 1938, 60 possèdent une ferme. Sur les 7 400 acres de la municipalité, 200 appartiennent à la Couronne et 7 200 à des fermes, ce qui équivaut à 120 acres en moyenne par ferme.

    La municipalité reçoit l'électricité en 1945, la même année que Sainte-Blandine, 42 ans après le début de l'électrification de Rimouski.

    En 1970, la municipalité fait l'acquisition de l'école. Le bâtiment, qui est rebaptisé le Toit des sportifs, permet la tenue des assemblées du conseil et est utilisé à titre de salle communautaire.

    Construit en 1930 sur la route du Lac-à-Quenon, le pont des Draveurs du Mont-Lebel enjambe la Petite rivière Neigette. Le pont ne possède qu'une travée et est d'une longueur de 28,62 mètres (93 pieds). Il présente une hauteur libre de 3,66 mètres (12 pieds). C'est un pont de type Town québécois dont le tablier a été renforcé et sa caractéristique principale est d'être à cordes simples. En 1993, comme suite au rapport d'évaluation patrimoniale du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, on remarque que la structure nécessite « la réfection des culées et d'une partie du tablier ». La municipalité ne peut effectuer les travaux nécessaires et se voit refuser une aide financière de 85 000 $ par le ministère des Transports du Québec. Le pont a été légèrement rénové en 1999. Le pont a dû être momentanément fermé à la circulation. Il est maintenant accessible, cependant, son tonnage est passé de 10 à 8 tonnes. Le pont a été désigné comme bien patrimonial représentatif de la municipalité lors des Journées du patrimoine en 2000.

    Liste des maires de la municipalité de Mont-Lebel
    1932-1933
    Jean-Baptiste Lebel
    1934-1940
    Félix Lepage
    1941-1948
    Anthime Fiola
    1949-1958
    Joseph Lévesque
    1959-1964
    Anselme Fiola
    1965-1978
    Michel Gagné
    1979-1980
    Gilles Proulx
    1981-1988
    Michel Gagné
    1989-2000
    Simon Lepage
    2001
    Guy Proulx

    Pointe-au-Père avant 2002

    La municipalité de Pointe-au-Père aurait été baptisée en lien avec le passage du Père jésuite Henri Nouvel, qui aurait célébré une messe le 8 décembre 1663 avec un groupe d'amérindiens de la Côte-Nord venu en expédition de chasse à l'orignal. La messe aurait été célébrée sur une pointe de terre qui s'avance dans le fleuve un peu en aval de Rimouski.

    Le territoire de Pointe-au-Père est échangé au Sieur René Lepage par le Sieur de la Cardonnière en 1693. La paroisse est érigée canoniquement et civilement en 1882. Le territoire a une vocation agricole qui est cependant limitée par la qualité des sols. La population aura tendance à fluctuer de manière importante jusqu'en 1905.

    Le 8 février 1873, Mgr Langevin émet un décret visant à construire une chapelle en bois en l'honneur de Sainte-Anne, la sainte patronne des marins. Dès lors, le pèlerinage de Sainte-Anne-de-la-Pointe-au-Père est établi, et on constate que plusieurs personnes se présentaient à la chapelle. En 1903, la prise en charge de la paroisse et du pèlerinage est confiée aux Eudistes. En 1907, on érige un calvaire pour le 25e anniversaire de la paroisse. En 1918, on inaugure le monument au Sacré-Coeur. En 1932, pour le cinquantième de la paroisse, on dévoile le monument à Sainte-Anne devant 4 000 personnes.

    Le poste de pilotage du Bic, instauré par le gouverneur Murray en 1762, est transféré à Pointe-au-Père en 1905, ce qui entraine une première diversification de l'économie locale. Le pilotage est une activité importante dans la région. Les pilotes sont alors des marins détenteurs d'un certificat de compétence. On retrouve toutefois des pilotes à Pointe-au-Père depuis au moins 1805. Comme suite à l'ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent et aux pressions des compagnies de navigation, le poste de pilotage est transféré aux Escoumins en 1960. En 1894, on installe une station du Service hydrographique canadien, dont l'activité principale est d'effectuer des relevés des marées et des courants. La station opère jusqu'en 1916. Dès 1955, la station marégraphique de Pointe-au-Père est désignée comme point d'origine de la Référence internationale des Grands Lacs et devient la source de calcul du zéro (niveau d'eau minimal) des cartes marines du Saint-Laurent. La station sera déménagée à Rimouski-Est en 1983 en raison du mauvais état du port de Pointe-au-Père. La station est alors intégrée au nouveau Système de référence international des Grands Lacs 1985.

    Un premier phare est érigé à Pointe-au-Père en 1859 afin de mieux baliser cet endroit du fleuve; il s'agit d'un phare de 5 lampes à l'huile équipées de réflecteurs de 21 pouces. Le premier phare est détruit dans un incendie le 13 avril 1867. Un deuxième phare est construit pour le remplacer et est muni d'un éclairage fixe. L'éclairage devient rotatif en 1890. En 1902, on remplace les lampes à l'huile par des lampes au gaz acétylène de la compagnie Sunlight. En 1909, on construit un nouveau phare plus moderne en béton armé, d'une hauteur de 97 pieds.

    Pointe-au-Père sera dotée d'une station Marconi dès 1909. Cette station permet de transmettre des messages télégraphiques sans fil grâce aux découvertes de Guglielmo Marconi, récipiendaire du prix Nobel de physique de 1909. Dans la nuit du 29 mai 1914, la station Marconi capte les signaux de détresse de l'Empress of Ireland, un paquebot océanique de la Compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique. L'Empress vient d'être abordé par un charbonnier norvégien, le Storstad. L'opérateur de la station alerte aussitôt les autorités maritimes. L'Empress coule, et seulement 337 de ses 1 477 passagers sont sauvés. La station servira également à capter des messages lors de la Deuxième Guerre mondiale. Elle est vendue au gouvernement canadien en 1956.

    En 1959, le gouvernement fédéral approuve des travaux visant à construire un port d'hiver à Pointe-au-Père. On entame également la construction d'un tronçon de chemin de fer qui sera relié au réseau existant. Le port demeure inachevé et ne sera jamais connecté au réseau de chemin de fer national.

    En 1962, le traversier Père-Nouvel entre en opération. Cependant, la conjoncture économique entrainera la fin du service en 1967. Une tentative de remise en route de la traverse est effectuée en 1968 avec la mise en service du Manic, qui sera toutefois vendu en 1970.

    En 1978, le regroupement pour la conservation du marais de Pointe-au-Père est créé afin d'effectuer de la sensibilisation visant à stopper les dommages faits au marais. Le regroupement est actif et fait entendre efficacement son message.

    En 1980, le Musée de la mer fait son apparition afin de contribuer à la promotion, la diffusion et la conservation du patrimoine maritime. Le musée est encore en opération aujourd'hui et présente une exposition sur la tragédie de l'Empress of Ireland. La corporation du musée gère également le site historique maritime de la Pointe-au-Père.

    Le 3 juin 2000, dans le cadre des Journées du patrimoine, le site historique maritime de la Pointe-au-Père est désigné en tant que bien patrimonial représentatif de la municipalité.

    Liste des maires de la municipalité de Pointe-au-Père
    1883-1885
    Pierre D. Rouleau
    1886
    Elzéar Heppell
    1887
    Jean Heppell
    1888-1890
    Pierre D. Rouleau
    1891-1894
    John McWilliams
    1895
    David Rouleau
    1896-1907
    John McWilliams
    1907-1909
    Joseph Lavoie
    1909-1910
    John McWilliams
    1910-1911
    P.E. Amiot
    1911-1912
    Joseph Lavoie
    1912-1913
    Joseph Paquet
    1914
    Louis Othot
    1915-1916
    Joseph Paquet
    1917
    Daniel Ruest
    1918 (4 mois)
    Louis Othot
    1918 (8 mois)
    Daniel Ruest
    1919-1920
    Pierre C. Lavoie
    1921-1925
    Jean Heppell
    1925-1932
    L.J.A Chevron
    1933-1934
    Phil Desrosiers
    1935-1958
    Wilfrid Raymond
    1959-1962
    Irenée Rouleau
    1963-1972
    Berthold Côté
    1972-1973
    Jean-Marc Côté
    1973-1976
    J.-Émilien Amiot
    1976-1979
    Paul Bouillon
    1979-1987
    Simon Papillon
    1981-1982 (mai)
    Éric Forest
    1982-1986
    Jean-Yves Roy
    1986-1989
    Benoît Martin
    1989-1993
    Alain Piché
    1993-2001
    Guy Leclerc

    Rimouski avant 2002

    Le nom Rimouski est issu de la langue algonquine et réfère à la chasse à l'orignal qui se pratiquait jadis en ces lieux. La seigneurie de Rimouski est concédée au Sieur Augustin Roué de la Cardonnière en 1688; à l'époque, elle est délimitée par la rivière Hâtée à l'ouest et la rivière Rimouski à l'est et comprend l'île Saint-Barnabé. Le 18 juillet 1694, la seigneurie est échangée à René Lepage contre une terre à l'île d'Orléans. M. Lepage s'y établit et construit en 1696 son premier manoir, dont l'emplacement réel est de nos jours inconnu.

    Le développement de la seigneurie se fait au ralenti pendant les cinquante premières années. On sait qu'en 1712, la population de Rimouski et de Rivière-du-Loup combinée est de 52 habitants. En 1751, la seigneurie s'agrandit par l'annexion de la seigneurie Saint-Barnabé allant de la rivière Rimouski jusqu'à la Pointe-au-Père. Alors que la conquête change le destin de la Nouvelle-France, la vie quotidienne demeure plutôt inchangée à Rimouski. En 1767, des Rimouskois trouvent le corps de Toussaint Cartier étendu dans sa maison. Cartier s'était vu offrir la permission de s'établir sur l'île Saint-Barnabé afin d'y vivre en ermite à la suite d'un tragique et mystérieux accident en mer au cours duquel il perdit sa fiancée. Il avait été visité l'année précédente par la romancière anglaise Frances Brooke qui raconte cette aventure dans « The history of Emily Montague ». En 1790, la population de Rimouski s'élève à 333 habitants.

    Vers 1820, l'exploitation forestière se développe dans la région alors que la rivière Rimouski devient une voie privilégiée pour la drave. En 1825, la population atteint 1 963 habitants. En 1829, on délimite le territoire de la paroisse de Saint-Germain-de-Rimouski. Ce territoire sera divisé afin de permettre la création de nouvelles paroisses : Sainte-Cécile-du-Bic (1835), Saint-Anaclet-de-Lessard (1859), Sacré-Coeur (1875), Sainte-Blandine (1881) et Sainte-Anne-de-la-Pointe-au-Père (1882). Le développement s'accélère et l'on voit se construire un quai (1850), un collège industriel (1854), un palais de justice (1862), un Évêché (1867) et un tronçon du chemin de fer intercolonial (1873). Sur le plan organisationnel, on observe la création du district judiciaire de Rimouski (1857) et l'érection diocésaine (1867) alors qu'en 1869, Rimouski devient officiellement une ville.

    En 1903, la construction de l'actuel archevêché est terminée. À l'hiver de la même année, quelques rues et résidences de Rimouski ont accès au service d'électricité. En 1904, on effectue un premier appel téléphonique entre Rimouski et Québec. En 1909, la première exposition agricole a lieu à Rimouski. Rimouski compte un hôpital dès 1923. En 1936, on entreprend la construction de l'hôpital Saint-Joseph. Partiellement détruit par l'incendie de 1950, l'hôpital est reconstruit et ses édifices sont au coeur de l'Hôpital régional - Rimouski.

    Le Collège industriel, fondé en 1854 par Mgr Cyprien Tanguay, deviendra par la suite le Séminaire de Rimouski en 1867. Faisant suite à des déménagements et à des sinistres, l'établissement occupera 5 bâtiments, dont l'actuel Cégep construit en 1922. Plusieurs écoles gravitent autour du Séminaire et seront regroupées le 14 juillet 1967 pour former le Cégep de Rimouski. Le 6 novembre 1923, le représentant du Séminaire de Rimouski signe un contrat avec le gouvernement du Québec pour la création d'une école d'agriculture. Les travaux débutent en septembre 1926. En 1935, Jules-A. Brillant contribue à la fondation de l'École d'arts et métiers de Rimouski. Il finance la construction d'un premier atelier qu'il offre au Séminaire. On y étudie l'électricité, la radio, la menuiserie, l'ébénisterie, la charpenterie, la mécanique et la soudure. En 1943, suite à une forte implication de Jules-A. Brillant, on procède à l'inauguration de l'École de marine de Rimouski. Pendant une bonne partie de son existence, cette institution est menacée et sera presque déménagée à Québec en 1973. Cependant, une forte résistance s'organise en 1974 et permet à Rimouski de conserver cet établissement, qui sera relocalisé en 1978 dans l'Institut Monseigneur-Courchesne, qui accueillait auparavant des orphelins et des personnes handicapées. En 1949, on assiste à l'ouverture de l'École de commerce, dont l'existence est due en bonne partie à la présence des entreprises de Jules-A. Brillant qui a besoin d'administrateurs qualifiés depuis que le siège social de la Corporation de Téléphone et de Pouvoir du Bas-Saint-Laurent est transféré de Québec vers Rimouski en 1937. En 1958, l'École normale Tanguay est créée afin de former des enseignants. Elle est administrée par l'École de commerce, avec laquelle elle partage ses locaux. À la suite de la réforme de l'éducation des années 1960, l'École normale Tanguay sera intégrée à l'Université du Québec à Rimouski. Le Centre d'études universitaires de Rimouski, créé en 1969, devient l'UQAR le 19 avril 1973 et est intégré au réseau de l'Université du Québec.

    Construite de 1854 à 1862, l'actuelle Cathédrale de Rimouski peut accueillir 1 200 fidèles. Elle prend la relève d'une église de pierres construite en 1824 et qui, au fil des ans, a également abrité le Séminaire de Rimouski, les Soeurs des Petites Écoles, les Soeurs de la Charité et une école paroissiale. Le Musée régional de Rimouski, inauguré le 24 juin 1972 après d'importants travaux de restauration, occupe maintenant cet ancien édifice.

    Bien qu'ayant une histoire de plus de 300 ans, la ville de Rimouski comporte peu de bâtiments anciens, principalement à cause de l'incendie de 1950 qui détruisit le tiers des habitations de la ville, dont le manoir Tessier, la résidence des Soeurs de la Charité, le palais de justice, une partie de l'hôpital Saint-Joseph, l'orphelinat et la maison du notaire Gendreau. À l'origine du sinistre, de forts vents auraient brisé des fils électriques se trouvant au-dessus de piles de bois de la compagnie Price Brothers, établie depuis 1900 sur la rive ouest de la rivière Rimouski. À la suite du sinistre, la ville de Rimouski est reconstruite en suivant un plan d'urbanisme qui modifie considérablement la configuration de la ville, les rives de la rivière Rimouski et la bordure du fleuve devant la ville.

    Liste des maires de la municipalité de Rimouski
    1869-1873
    Joseph Magloire Hudon
    1873-1875
    André Elzéar Gauvreau
    1875-1877
    Jean-Théophile Couillard
    1877-1884
    Pierre-Louis Gauvreau
    1884
    Jean-B. Romuald Fiset
    1885-1887
    Louis-Napoléon Asselin
    1887-1889
    Joseph Norbert Pouliot
    1889-1899
    Auguste Tessier
    1899-1905
    Rodolphe-Alfred Drapeau
    1905-1907
    Louis-de-Gonzague Belzile
    1907-1908
    Rodolphe-Alfred Drapeau
    1908
    Napoléon Bernier
    1909-1914
    Henri-Romuald Fiset
    1914
    Herménégilde Lepage
    1915-1917
    Jean-Charles Taché
    1917-1919
    Herménégilde Lepage
    1919-1937
    Louis-Joseph Moreault
    1937-1939
    James J. Jessop
    1939
    Martin J. Lepage
    1939-1947
    Paul-Émile Gagnon
    1947-1950
    Elzéar Côté
    1950-1955
    Victor Lepage
    1955-1958
    Elzéar Côté
    1958-1961
    Roméo Crevier
    1961-1970
    Maurice Tessier
    1970
    Victor Lepage
    1970-1971
    Christophe Bérubé
    1971-1978
    Claude St-Hilaire
    1978-1990
    Philippe Michaud
    1990-1994
    Pierre Pelletier
    1994-2001
    Michel Tremblay

    Feu de Rimouski - 1950

    Vers 18 heures, le samedi 6 mai 1950, un incendie alimenté par des vents violents atteignant parfois les 110 à 145 km/h, a détruit le tiers de la ville de Rimouski.

    Le feu a pris naissance dans la cour à bois de la compagnie Price Brothers, fabricant de bois, pour se propager rapidement en raison de la volatilité des étincelles. Le feu rasa la partie ouest du quartier Saint-Germain, de la rue Tessier longeant la rivière Rimouski à l'avenue de la Cathédrale, et du fleuve Saint-Laurent jusqu'à la rue de l'Évêché Ouest.

    Quelque 230 résidences et immeubles ont été détruits et plus de 2350 personnes se sont retrouvées sans logis. Un grand courant de sympathie provenant de partout dans le monde s'est manifesté par une énorme générosité.

    Plaque commémorative se retrouvant à la place du 6-Mai-1950.
    Place du 6-Mai-1950 située entre la Salle DESJARDINS-TELUS et la Cathédrale de Rimouski.

    Pour en savoir plus, consulter le site d'archives de Radio-Canada.

    Rimouski-Est avant 2002

    Le 17 juin 1939, on assiste à l'érection civile de la municipalité de Rimouski-Est et à l'élection du premier maire, Adhémar Saint-Laurent, un cultivateur de l'endroit. La municipalité est située sur un territoire utilisé à des fins agricoles depuis plusieurs années. Le territoire est délimité au nord par le fleuve Saint-Laurent, à l'ouest par le lot 191 (église Sainte-Agnès), au sud par la municipalité de Saint-Anaclet-de-Lessard et à l'est par le lot 85 (10e Avenue maison Lamontagne). Le centre économique de la municipalité est alors situé autour du quai. L'érection canonique de la paroisse Saint-Yves a lieu en 1941.

    Vers la fin des années 30, on construit l'école Saint-Yves, dont l'emplacement correspond aux salles de réception de l'ancien Motel Normandie.

    Le 10 mars 1949, la limite est de la municipalité est déplacée jusqu'à l'avenue Léonidas à la suite d'une requête provenant d'un groupe de propriétaires désireux de se regrouper à Rimouski, ce qui donnera naissance à la paroisse de Sainte-Agnès.

    Au cours des années 1950, l'aéroport construit dans les années 30 pour assurer le service postal connaîtra un important développement grâce à l'arrivée de Quebecair, une compagnie aérienne issue de la fusion de Air-Rimouski et de Aviation du Golfe inc. Le siège social de Québecair sera établi à Rimouski-Est; la compagnie y sera active jusqu'en 1969. Après le déménagement du siège social de Quebecair, l'aéroport décline et est acheté par Rimouski en 1973.

    En 1959, environ 25 personnes sont à l'emploi des compagnies pétrolières installées dans la municipalité : Gulf, Shell, Irving et Esso. Elles y exploitent des réservoirs jusque dans les années 1980.

    En 1975, à la suite d'un décret de l'Assemblée nationale du Québec, la partie sud du territoire situé entre l'avenue Léonidas et la rue Goulet est réputée partie intégrante de la cité de Rimouski.

    En 1975, la Marina régionale de Rimouski débute ses activités en vue de la construction d'un parc nautique qui aboutira, en 1983, à la construction d'une marina et d'une capitainerie. Le gouvernement fédéral contribue pour près de 4 millions pour la construction de la Marina, alors que le gouvernement du Québec octroie 300 000 $ pour la construction de la capitainerie.

    En 1985, le centre communautaire de Rimouski-Est voit le jour. Il sera baptisé Adhémar Saint-Laurent, en l'honneur du premier maire de l'endroit.

    Le 6 août 2000, à l'occasion de la Journée du patrimoine, la Maison Lamontagne est désignée pour représenter Rimouski-Est dans le cadre de l'initiative Patrimoine 2000. La Maison Lamontagne a probablement été construite vers 1744 par Marie-Agnès Lepage et Basile Côté. Elle tire son nom de la succession de quatre générations de Lamontagne qui en ont été les propriétaires de 1844 à 1920. Elle présente un type de construction originaire de la Normandie et utilisé par les premiers colons de la Nouvelle-France. Il s'agit de l'une des deux seules maisons de ce type existant au Québec, ce qui en fait un monument exceptionnel. La maison a changé de mains plusieurs fois, devenant même la propriété d'Adhémar Saint-Laurent de 1920 à 1959. Abandonnée en 1959, la maison est utilisée comme remise. Elle est classée monument historique en 1974, achetée par le ministère des Affaires culturelles du Québec en 1976 et restaurée de 1980 à 1981.

    Le recensement de 1941 indique une population de 690 personnes. En 1967, la population passe à 1 973 personnes. En 1986, on recense 2 354 habitants à Rimouski-Est.

    Tout au long de son histoire, la municipalité de Rimouski-Est a connu une évolution qui l'a éloignée de sa vocation d'origine, essentiellement agricole, pour en faire une importante zone résidentielle.

    Le 1er janvier 2002, la municipalité de Rimouski-Est est intégrée à la nouvelle Ville de Rimouski.

    Liste des maires de la municipalité de Rimouski-Est
    1939-1942
    Adhémar St-Laurent
    1943-1944
    Joseph Collin
    1945-1946
    Arthur St-Laurent
    1947-1962
    Joseph Collin
    1963-1966
    Georges Chouinard
    1967-1980
    Albert Pineau
    1981-2001
    Gilbert St-Laurent

    Sainte-Blandine avant 2002

    Sainte Blandine est une martyre de la première communauté chrétienne de Lyon décédée en 177 avec 47 autres fidèles; l'usage veut qu'elle soit fêtée seule le 25 juillet ou le 2 juin avec tous les martyrs de Lyon.

    La municipalité de la paroisse de Sainte-Blandine, desservie en tant que mission dès 1870, est érigée canoniquement en paroisse en 1881 et devient une municipalité de paroisse en 1884. Il semblerait que M. Pierre Lepage ait été le premier maire de Sainte-Blandine. Cependant, il est impossible de le vérifier avec certitude puisqu'un incendie aurait détruit les archives de 1884 à 1890. Selon la tradition orale, les familles Brisson, Proulx, Soucy et Ross, originaires du Troisième Rang de Rimouski, ont été les premières à s'établir sur le territoire de Sainte-Blandine vers 1854. À l'époque, l'endroit s'appelait « la Montagne ».

    En 1921, une partie du territoire de Sainte-Blandine comprenant une partie des cantons Duquesne et Macpès demande à être érigée en paroisse indépendante. Malgré l'opposition du conseil municipal de Sainte-Blandine, la nouvelle paroisse sera érigée canoniquement le 11 mars 1921 et civilement le 17 août 1921. Cette paroisse sera appelée Saint-Narcisse, en l'honneur de son fondateur l'abbé Narcisse Rioux, ancien curé de Sainte-Blandine.

    En 1924, la municipalité met en place un premier corps policier constitué de quatre gardiens de la paix afin de faire respecter la réglementation locale.

    En 1931, des contribuables du rang Double de la municipalité entreprennent des démarches avec le gouvernement afin de constituer une municipalité indépendante à la suite d'une dispute avec le conseil municipal de Sainte-Blandine. La municipalité de Mont-Lebel sera ainsi érigée en 1932.

    En 1938, on construit une salle paroissiale sur le terrain de la fabrique. La salle est inaugurée par Mgr Courchesne. De 1948 à 1950, la salle servira d'église (l'église ayant été partiellement détruite par un incendie le 25 janvier 1948). La reconstruction de l'église débute en mai 1949 et dure jusqu'en juin 1950.

    Dès 1938, l'administration municipale souhaite que l'électricité soit installée dans le village. En 1945, l'éclairage électrique est installé à l'église et au presbytère, 42 ans après les débuts de l'électrification de Rimouski.

    La population de Sainte-Blandine est desservie par une caisse populaire à partir de 1938. La caisse opère dès lors dans le sous-sol de l'église jusqu'en 1980 (cependant, l'incendie de l'église relocalise la caisse dans la salle paroissiale de 1948 à 1950). En 1980, la caisse emménage dans ses locaux actuels du 674 route des Pionniers. Faisant suite à une fusion avec les caisses populaires Desjardins de Saint-Narcisse et de La Trinité-des-Monts, en janvier 2003, la caisse de Sainte-Blandine est maintenant le siège social de la Caisse populaire Desjardins du Haut-Pays de la Neigette.

    En 1940, le projet de création d'une coopérative agricole à Sainte-Blandine se concrétise. La coopérative sera active jusqu'en 1956, alors qu'elle accepte de se fusionner à la Société coopérative agricole de Sainte-Cécile du Bic.

    En 1965, la municipalité se dote d'un système d'égout et d'aqueduc. En 1975, le conseil établit une commission municipale d'urbanisme. En 1976, Sainte-Blandine conclut une entente sur l'usage de son dépotoir avec sa voisine de Mont-Lebel. L'année suivante, on fait l'acquisition d'un camion pour la collecte des ordures, ce qui permet d'étendre le service à toute la paroisse. Cette même année, la municipalité établit un mécanisme de concertation avec la municipalité voisine de Sainte-Odile-sur-Rimouski concernant l'aménagement du territoire.

    Liste des maires de la municipalité de Sainte-Blandine
    1884-1888
    Pierre Lepage
    1888-1890
    Pierre Proulx
    1890
    Joseph Ross
    1891-1894
    John McWilliams
    1895-1898
    Hubert Fillion
    1899-1904
    Joseph Ross
    1905-1909
    Pierre Proulx
    1910-1912
    Joseph Lévesque (démission de Pierre Proulx)
    1913-1924
    Jean-Baptiste Lebel
    1925-1927
    Pierre Proulx
    1928
    Germain Proulx (au décès de Pierre Proulx)
    1929-1930
    Jean-Baptiste Lebel
    1931-1932
    Honoré Guimond
    1933-1934
    Élie Deschênes
    1935-1936
    Michel Proulx
    1937-1938
    Napoléon Poirier
    1939
    André Poirier
    1939
    Jérôme Lebel (démission de André Poirier)
    1940-1948
    William Brisson (démission de Jérôme Lebel)
    1949-1956
    Agnus Proulx
    1957-1958
    Émile Proulx
    1959-1962
    Adélard Dubé
    1963-1964
    Emmanuel Brisson
    1965-1974
    Lorenzo Poirier
    1975
    Jean-Paul Lepage
    1976-1978
    Raynald Dubé
    1979-1981
    Bertrand Dubé
    1981-1983
    Richard Michaud
    1983-1987
    Lionel Guimond
    1988-2001
    Daniel Côté

    Sainte-Odile-sur-Rimouski avant 2002

    Les secteurs du « Brûlé » (une série de maisons le long de la rue Tessier, aussi appelé Rimouski Ouest) et du « Beauséjour » de la paroisse Saint-Germain-de-Rimouski ont longtemps été des lieux de prédilection pour la chasse, la pêche, les pique-niques, les promenades et le ski. Les autorités religieuses, constatant un faible sentiment d'appartenance des résidants du secteur vis-à-vis la paroisse Saint-Germain-de-Rimouski, font en sorte que le 13 mai 1939, le « Brûlé » et le « Beauséjour » sont retirés du territoire de la paroisse de Saint-Germain-de-Rimouski pour créer une desserte (sous l'abbé Omer C. D'Amours) qui sera érigée en tant que paroisse de Sainte-Odile-sur-Rimouski le 13 décembre 1940. On entreprend alors la construction d'une chapelle et d'un presbytère. Le 14 décembre 1942, la paroisse devient municipalité.

    Le voyageur attentif remarquera la présence de plusieurs croix de chemin sur le territoire de Sainte-Odile-sur-Rimouski. Anciennement, il était d'usage de baptiser les rangs d'une paroisse du nom d'un saint et de placer le rang sous sa protection. Une croix de chemin est érigée dans un but de protection, de dévotion, pour souligner la réalisation d'une promesse ou pour commémorer un événement important. On retrouve à Sainte-Odile-sur-Rimouski la croix du 2e Rang, la croix du Beauséjour, la croix du 3e Rang et une statue de la Vierge au 3e Rang Ouest.

    Le secteur de la « pulpe » est une zone industrielle importante au début du siècle. La compagnie Price Brothers, principal employeur des habitants de Sainte-Odile-sur-Rimouski, s'y approvisionne en bois et il s'y débite jusqu'à 3 000 billots par jour. Six meules permettent de générer quotidiennement 30 tonnes de pulpe. La pulpe est acheminée au quai de la compagnie dans des paniers se déplaçant sur un câble aérien. On retrouve également un moulin à bardeaux qui brûle en 1913, 1915 et 1931. Après l'incendie de 1931, le moulin est relocalisé près de la scierie et sera à nouveau détruit dans l'incendie de 1950.

    En 1939, une agricultrice de Sainte-Odile-sur-Rimouski, Mme Gaudiose Parent, remporte la médaille d'argent du Concours du mérite agricole. La maison de la famille Parent sera remplacée par les résidences Odiloge, un complexe résidentiel construit en 1986 et destiné aux personnes âgées qui désirent demeurer dans la municipalité.

    En 1947, la fabrique a besoin d'un cimetière. On acquiert un terrain de M. Omer Canuel en bordure de la route Sainte-Odile en direction de Sainte-Blandine. Le terrain est agrandi en 1960 et en 1980.

    Alors que l'électrification de Rimouski débute en 1903, les rues de la municipalité de Sainte-Odile-sur-Rimouski reçoivent l'éclairage électrique en 1948.

    En août 1951, Sainte-Odile-sur-Rimouski est le théâtre d'un important glissement de terrain couvrant « une superficie de 27 acres, ayant une largeur moyenne de 700 pieds et 1 700 pieds en profondeur ». Le glissement de terrain emporte les habitations de plusieurs citoyens.

    Sainte-Odile-sur-Rimouski est un village tranquille et ordonné; en 1952, Alcide Hins devient chef de police et chef des pompiers volontaires. En 1953, on adopte un règlement municipal afin que les enfants ne puissent glisser ou patiner dans les rues du village, ni circuler seuls après 21 h. Dans la même veine, on interdit le tapage en soirée.

    Le 7 mars 1961, les contribuables du village de Sainte-Odile-sur-Rimouski demandent l'annexion à la Ville de Rimouski, alors que les citoyens de la partie rurale de la municipalité souhaitent demeurer autonomes. L'annexion se confirme le 9 juin 1962 par l'arrêté en conseil n° 1009. Environ 1 400 citoyens sont maintenant des Rimouskois, alors que 400 autres doivent mettre en place une nouvelle municipalité. La nouvelle municipalité de Sainte-Odile-sur-Rimouski est formée en 1962, avec comme maire M. Lucien Saint-Pierre. La même année, la municipalité présente une requête afin d'annexer à son territoire le canton Macpès. En 1973, pour dissiper la confusion entre les limites municipales et les limites de leurs paroisses voisines, les curés de Saint-Robert et de Sainte-Odile-sur-Rimouski concluent une entente selon laquelle Sainte-Odile-sur-Rimouski commence avec le numéro 387 de la rue Tessier, toute la rue Ross appartient à Sainte-Odile-sur-Rimouski et le côté ouest de la rue Gosselin appartient à Saint-Robert.

    Sainte-Odile et Rimouski établiront de nombreux partenariats à partir des années 60. Dès 1969, la municipalité de Sainte-Odile fait appel au Service de sécurité incendie de Rimouski et, en 1983, une entente intermunicipale pour le service des incendies est complétée. Après plusieurs années de discussion, d'échanges et de débats reliés à l'emplacement du dépotoir de la ville de Rimouski situé aux limites de Sainte-Odile, on en viendra en 1982 à la conclusion d'une entente intermunicipale visant l'établissement et la gestion d'un site régional d'enfouissement sanitaire. En 1989, la municipalité conclut également une entente avec la Ville pour le service de transport adapté.

    Le 1er janvier 2002, la municipalité de Sainte-Odile-sur-Rimouski est intégrée à la nouvelle Ville de Rimouski.

    Liste des maires de la municipalité de Sainte-Odile-sur-Rimouski
    1943-1948
    Alfred Dubé
    1949-1950
    Eustache Canuel
    1952-1952
    Gonzague Bélanger
    1953-1954
    Oscar Ross
    1955-1956
    Rémi Morissette (remplace Oscar Ross, décédé)
    1957-1961
    Bertrand Lepage 
    1962-1974
    Lucien St-Pierre
    1975-1996
    Jean-Guy Lavoie
    1997-2001
    Anselme Gagné