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Rimouski, fièrement 325!

Fondée le 7 juillet 1696, Rimouski célèbre son 325e anniversaire en 2021! Pour l’occasion, la Ville de Rimouski est heureuse de présenter une multitude de festivités et d’activités pour toute la population, afin de partager ce moment historique avec tous les citoyens et citoyennes.

Consultez cette page tout au long de l’année pour découvrir les événements à venir et les dernières nouvelles associées au 325e anniversaire de Rimouski.

De plus, vous découvrirez ici différents contenus inspirants célébrant le passé, le présent et l’avenir, à travers des chroniques historiques inédites, une série de capsules vidéo pour mettre à l’honneur la communauté rimouskoise riche et diversifiée ainsi que des témoignages personnalisés de votre maire et de vos conseillers municipaux et conseillères municipales.

Bonne découverte, et surtout, joyeux 325e anniversaire!

  • Rimouski, fièrement 325!

    Pour souligner son 325e anniversaire, la Ville de Rimouski est fière de lancer un slogan et un logo spécialement conçus pour faire rayonner les festivités de la prochaine année!

    Misant sur la fierté des Rimouskois et Rimouskois pour leur milieu de vie, leurs paysages et les réalisations de leurs concitoyens et concitoyennes, « Rimouski, fièrement 325! » évoque le sentiment d’appartenance à la communauté et le bonheur de célébrer cette nouvelle page d’histoire collective.

    Le logo, ses couleurs et la thématique qui s’y rattachent seront déployés à travers la ville au courant des prochains mois, que ce soit par le pavoisement extérieur, l’affichage urbain, les communications numériques ou les différents aménagements à venir prochainement.

    Par ailleurs, les organismes ou les commerces qui souhaitent utiliser le logo du 325e anniversaire pour célébrer cet anniversaire avec la Ville de Rimouski peuvent le télécharger dès maintenant et l’utiliser sans frais.

    Logo blanc

    Logo bleu

  • Programmation d’activités

    En collaboration avec les organismes du milieu, la Ville de Rimouski est heureuse de présenter une programmation spéciale d’activités historiques, familiales, festives et éducatives pour animer la ville à l’occasion de son 325e anniversaire!

    Profitez d’une série d’initiatives en continu et d’événements spéciaux tout au long de l’année 2021 pour découvrir et redécouvrir Rimouski à travers ses fiertés et célébrer ses 325 bougies!

    Découvrez dès maintenant les activités et les événements à venir. Consultez la section « 325e anniversaire » du calendrier des événements en ligne pour en savoir plus sur chaque activité!

    AUTOMNE 2021

    Danse ton 325e

    » Date et détails à venir!
    Une invitation à tous les étudiants et les citoyens à reproduire une chorégraphie spéciale du 325e anniversaire, et ce, partout dans Rimouski. Présentée par l’École de danse Quatre Temps à l’occasion de son 40e anniversaire. 

    Skate Jam de Rimouski

    » Samedi 11 septembre et dimanche 12 septembre
    Un événement qui marie la planche à roulettes, les arts visuels et la musique. Spécialement cette année, ce seront de jeunes artistes de Rimouski qui y seront mis de l’avant. Présenté par les Productions One Up. En savoir plus!

    Match des Pionniers dédié au 325e

    » Samedi 10 octobre | Plus de détails à venir!
    Spécialement pour le 325e anniversaire de leur ville, les Pionniers dédient les célébrités hautes en couleurs de cette partie à l'histoire de Rimouski. Présenté par le Club de football les Pionniers du Cégep de Rimouski.

    Les Murmures du temps

    » À partir du 2 octobre| Plus de détails à venir!

    Découvrez la suite de l’initiative estivale à travers une projection architecturale sur la façade est de la salle Desjardins-TELUS. Présentée tout le mois d’octobre lors des soirs de spectacle chez Spect’Art, la projection évoquera diverses thématiques comme l’occupation du territoire, l’évolution du cadre bâti, les transports, l’apport des communautés religieuses, le Grand Feu de 1950 et la modernisation du centre-ville de Rimouski à travers le temps. Présenté par la Société rimouskoise du patrimoine, Les Faiseux de Berlus et Spect’Art Rimouski.

    Lecture animée de la pièce La nuit des tisons gros comme des grêlons

    » Samedi 30 et dimanche 31 octobre | Plus de détails à venir!
    Faisant référence au grand feu de Rimouski de 1950, la pièce met en vedette une trentaine de comédiens et une dizaine de musiciens amateurs et professionnels. Présentée à la salle Desjardins-TELUS par le Théâtre les gens d’en bas, en collaboration avec Spect’Art Rimouski.

    56e édition du Salon du livre de Rimouski

    » Du jeudi 4 au lundi 8 novembre | Plus de détails à venir!

    Le Salon du livre de Rimouski présente une thématique spéciale du 325e anniversaire en accueillant des auteurs et des activités qui mettent de l’avant l’histoire autochtone de notre territoire. 

     Qey (bonjour) Rimouski

    » Date et détails à venir!

    Une journée de rencontre avec la Première nation Wolastoqiyik Wahsipekuk (Malécite de Viger), le « peuple de la belle rivière », sous forme de tables rondes, prestations musicales et conférences. Présentée au Musée régional de Rimouski, en collaboration avec les membres de la communauté autochtone rimouskoise. 

  • Les fiertés du maire de Rimouski et des conseillers municipaux

    Marc Parent, maire de Rimouski

    Le 325e anniversaire de Rimouski est non seulement le symbole de la richesse de notre histoire, mais un moment charnière pour nous rappeler l’évolution et le développement de notre ville à travers les années. Rimouski, c’est ma ville natale, mes origines. Une ville où se côtoient des gens dynamiques, ouverts et animés d’un grand sentiment d’appartenance pour leur milieu de vie. Rimouski, c’est tous les avantages des grands centres sans les inconvénients qui s’y rattachent. Une ville de services avec ses nombreux commerces de proximité et des installations de sports, de loisirs et de culture qui se démarquent et qui nous font rayonner : le complexe sportif Desjardins, le parc Beauséjour, la salle Desjardins-TELUS, le Théâtre et le parc national du Bic, ainsi que le Musée régional de Rimouski, entre autres. Notre ville a une identité maritime forte qui est mise en valeur de plusieurs façons, que ce soit avec la marina, la promenade de la Mer ou encore le site historique maritime de la Pointe-au-Père. Rimouski est aussi un milieu intergénérationnel et une ville caractérisée par des institutions d’enseignement de grande qualité comme l’UQAR, l’ISMER, l’IMQ, le CRBM et le Cégep de Rimouski. Célébrons notre 325e comme il se doit, avec une grande fierté!


    Sébastien Bolduc, conseiller du district Sacré-Cœur

    À titre de Rimouskois d’adoption depuis bientôt 20 ans, ma fierté envers ma ville rime avec proximité, diversité et qualité. Par proximité, je pense évidemment à la chance que nous avons de vivre dans un milieu où la nature est accessible à tous, mais aussi, sur le plan humain, à la solidarité et à la convivialité qui nous unissent. Inclusive et ouverte, notre communauté prône la diversité, et cette dernière se reflète également dans la variété d’activités et d’évènements artistiques, culturels et sportifs dont nous bénéficions, qui ferait l’envie de bien d’autres municipalités. Conséquemment, et pour de nombreuses autres raisons, il faut reconnaître que nous jouissons d’une qualité de vie exceptionnelle que je n’échangerais pour rien au monde. Résident du district Sacré-Cœur depuis mon arrivée à Rimouski, j’y apprécie la tranquillité, entre littoral et campagne, et ce, à quelques minutes du centre-ville. On y retrouve une belle mixité générationnelle grâce aux développements résidentiels récents qui s’articulent autour du noyau historique du quartier. L’un de mes coups de cœur est définitivement le secteur du Rocher-Blanc qui est, pour ma famille et moi, le théâtre de multiples excursions. Nombreux sont les enfants qui y auront vécu leurs premières aventures, à l’instar de Bernard Voyer, et qui continuent d’y revenir plusieurs années après. Comme l’écrivait Létitia Drapeau, une résidente de Sacré-Cœur, en 1890 : « Rocher blanc, redis donc les noms de tous les amis qui t’ont fréquenté. Non, non, tu ne finirais pas ». 


    Rodrigue Joncas, conseiller du district Nazareth

    En 325 ans, nous en avons fait du chemin! Nous avons l’incroyable chance de vivre dans une ville qui s’est définie, avec un cœur, une âme. Je suis arrivé à Rimouski il y a 20 ans et j’en suis tombé amoureux! Ma ville est diversifiée, éclectique, vivante et le tissu social y est très solide! Les familles, les aînés, les jeunes; tout le monde peut s’épanouir et se développer à son plein potentiel, parce que nous avons accès à tout. Que ce soit en matière de loisirs, de commerces, de culture, d’institutions, de territoire, Rimouski fait l’envie des plus grandes villes! Ma fierté s’étend bien entendu à mon quartier, Nazareth, où j’habite depuis 2004. Pour moi Nazareth, c’est un milieu de vie où règne la complicité. Quand je marche dans le sentier des Berges ou dans l’un des sentiers donnant accès au parc Beauséjour, je vois des gens heureux. Des personnes qui se parlent, qui s’apprécient et qui n’hésitent jamais à donner au suivant. C’est ça, mon Rimouski. Un milieu attractif et humain qui change et qui évolue un peu plus chaque jour. Profitons de cette année du 325e pour nous remémorer les moments marquants de notre histoire, les célébrer, pour encore mieux regarder vers l’avant!


    Jennifer Murray, conseillère du district Saint-Germain

    Je suis native de Rimouski et, pour moi, c’est une fierté et un privilège de pouvoir être entièrement impliquée dans l’action municipale en étant conseillère du district de Saint-Germain. La ville s’est développée à partir de son centre, du cœur de la ville où la synergie est forte entre les activités commerciales, culturelles et communautaires. J’ai habité dans plusieurs villes au Québec et au Canada, mais je suis toujours revenue à mon port d’attache, mon ancre, ma ville. Le fleuve exerce un effet presque magnétique sur les Rimouskoises et Rimouskois. Comme le dit l’expression, l’air salin me va si bien! Il n’y a rien de plus vrai pour moi. Rimouski, c’est un milieu de vie où il y a toujours une activité à faire, un événement auquel participer. Une ville où la mer, la forêt, les grands espaces cohabitent à la perfection. Ce qui me rend fière, c’est toute l’émergence culturelle qui se fait depuis plusieurs années. Tout ce déploiement de talent avec des organismes impliqués qui veulent toujours en faire plus pour bâtir une ville qui leur ressemble, c’est tellement stimulant. Pour mon quartier, de voir le marché public être aussi foisonnant d’activités et de gens, de voir le centre-ville habité et vivant durant les Terrasses urbaines ou par une belle journée ensoleillée sur la Place des Anciens-Combattants, ça me rend heureuse. La solidarité entre les milieux ruraux et urbains qui teinte la ville contribue aussi grandement au sentiment de fierté que je ressens envers ma ville. Bon 325e


    Cécilia Michaud, conseillère du district Rimouski-Est

    Quelle joie de pouvoir participer aux festivités du 325e anniversaire de notre belle et grande ville! Rimouski se distingue de plusieurs façons : des institutions scolaires de qualité, la facilité d’accès à des soins de santé, la vitalité du sport et de la culture, des paysages magnifiques et j’en passe! Je suis fière de ma ville et de mon quartier, parce j’y vois des gens qui prennent leur place, qui proposent des projets et qui sont prêts à donner du temps et s’impliquer. À Rimouski-Est, nous avons bien entendu l’aérogare, mais aussi maintenant l’une des plus belles marinas au Québec. Nous sommes donc aux premières loges d’activités économiques et touristiques importantes dans notre ville et notre région. Le site historique de la maison Lamontagne, classé immeuble patrimonial, témoigne de la grande importance du patrimoine bâti chez nous. Cette superbe maison construite il y a plus de 275 ans est une fierté pour toute la population de mon district et de Rimouski. Elle est la plus ancienne maison ouverte au public dans tout l’Est-du-Québec et représente le symbole fort que le passé peut s’intégrer à merveille dans le paysage moderne. Exprimons toute la fierté qui nous habite pour notre ville et nos milieux de vie dans le cadre du 325e anniversaire! 


    Jacques Lévesque, conseiller du district Pointe-au-Père

    Rimouski, c’est une ville tranquille et dynamique à la fois, où nous avons accès à tout en quelques minutes seulement. Nos paysages, attraits, commerces et services ainsi que notre offre en loisirs, par exemple, sont remarquables! Mon quartier, Pointe-au-Père, je l’ai de tatoué sur le cœur. Je suis fier de notre histoire, de notre parcours, de la façon dont nous nous développons. J’habite dans mon district depuis 1977 et mon attachement envers mon milieu et les gens qui le font vivre ne va qu’en augmentant, année après année. Nous vivons dans un endroit qui offre des points de vue tout à fait exceptionnels, des levers et des couchers de soleil splendides. Mon Pointe-au-Père, c’est un milieu de vie sécuritaire qui combine proximité avec la mer et de nombreux espaces verts, un quartier idéal pour les jeunes familles et les déplacements actifs. Le site historique maritime de la Pointe-au-Père avec le musée, le phare et le sous-marin accueille plus de 80 000 visiteurs de tous les horizons chaque année. Un véritable fleuron de renommée internationale qui contribue à notre sentiment de fierté. Notre ville et nos quartiers sont riches en histoire et continuent de se définir un peu plus chaque jour. Je suis heureux de participer aux festivités du 325e de Rimouski et de continuer à bâtir les années à venir. 


    Grégory Thorez, conseiller du district Sainte-Odile

    Rimouski, j’en suis un fier porte-étendard, parce que c’est la ville que j’ai choisie! Je suis d’origine française et j’ai vécu à plusieurs endroits dans le monde, mais aucun n’a égalé Rimouski, ma ville, pour laquelle je prouve mon appartenance complète et entière au quotidien. Nous habitons dans une ville humaine, verte et où tout est à proximité. Une ville qui pullule d’activités, mais surtout de gens souriants et accueillants. Mon quartier a une identité propre où le secteur rural et la vie urbaine se mixent de façon harmonieuse. Pour moi, Sainte-Odile rime à la fois avec calme et dynamisme. Un endroit chaleureux où il fait bon vivre. Que je marche dans le parc des Morilles, dans un sentier le long de la rivière Rimouski ou encore que j’admire la vue extraordinaire vers le fleuve à partir des chemins du Panorama et des Prés, je vois un milieu de vie dont nous pouvons être fiers et qui a su se consolider et se développer au fil des années. En tant que conseiller municipal et chauffeur d’autobus, je suis amené à sillonner le territoire et à rencontrer beaucoup de gens. Je suis donc bien placé pour constater à quel point notre communauté est impliquée et que la participation citoyenne est forte. Le slogan Rimouski, fièrement 325! représente bien ce que je ressens chaque jour dans mon district et dans ma ville! 


    Jocelyn Pelletier, conseiller du district Saint-Robert

    Je suis heureux de pouvoir fêter cet important anniversaire et d’avoir la chance de m’y impliquer en tant que conseiller. Parmi ce qui me rend fier, c’est de participer à l’accueil et l’intégration de nouveaux Rimouskois et nouvelles Rimouskoises avec la Table de concertation en immigration. C’est de voir des gens qui veulent s’enraciner pour longtemps avec leur famille et contribuer à la diversité et à la richesse de notre milieu. À travers les années, notre ville s’est enrichie de nouveaux arrivants qui sont venus insuffler de la vitalité à notre ville par leur culture, leur vision du monde et leurs expériences de vie et ça c’est infiniment précieux. Rimouski, c’est une ville de sport, de culture, de gens qui sont ancrés dans leur communauté et qui veulent faire une différence et participer au changement et au développement de la ville. Pour Saint-Robert, je suis fier de la revitalisation du parc Lepage, un espace qui fait partie de l’identité du quartier que les citoyens se sont réapproprié dans les derniers mois. Saint-Robert, c’est aussi une pépinière pour les arts et les artistes de la relève avec la Coopérative Paradis qui est solidement implantée dans la communauté et qui la dynamise avec concerts, films, théâtre, improvisation et encore plus! Mon Rimouski se construit tous les jours un peu plus et c’est un privilège de pouvoir y mettre mon grain de sel!


    Karol Francis, conseiller du district Terrasse Arthur-Buies

    Je suis établi à Rimouski depuis plus de 40 ans et ce qui caractérise notre ville c’est sa qualité de vie exceptionnelle. Nous sommes près de tous les services et nous avons une grande diversité socio-économique. Je suis fier de l’évolution de notre ville qui avance à vitesse grand V. Des projets rassembleurs voient le jour continuellement et permettent la mise en valeur de nos grands espaces, nos paysages à couper le souffle et de notre amour du plein air. J’ai le privilège d’être conseiller municipal depuis plusieurs années, d’abord à Saint-Pie-X et maintenant à Terrasse Arthur-Buies. Nous vivons au cœur de la ville, près du secteur rural et du centre-ville, le meilleur des deux mondes quoi! Tous les citoyens ajoutent leur touche pour une vie de quartier active et pour habiter nos nombreux parcs de proximité. Terrasse Arthur-Buies, c’est aussi un point de vue exceptionnel qui surplombe le fleuve. À la lumière de toute l’énergie qui se dégage de notre ville, je suis persuadé que le 325e anniversaire saura rallier toutes les générations qui font la force de Rimouski!


    Simon St-Pierre, conseiller du district Saint-Pie-X

    Je suis Rimouskois depuis 35 ans et la fibre de fierté qui m’habite pour ma ville est toujours aussi forte! Mon quartier, Saint-Pie-X, est celui qui a évolué de la façon la plus significative dans les 25 dernières années. La proximité avec l’UQAR, le complexe sportif Desjardins et les développements résidentiels a amené beaucoup de familles à venir s’implanter dans le secteur. Que ce soit au centre communautaire, sur les pistes cyclables ou dans les environs, les enfants sont très nombreux à Saint-Pie-X et je suis très fier de voir tous les jours cette énergie et ce mouvement. Une marche d’une trentaine de minutes me prend deux heures dans mon district! Les gens se parlent et fraternisent, et ça aussi, c’est une source de fierté. Rimouski, c’est sans aucun doute la ville idéale, une ville de rêve. Un endroit sécuritaire, paisible, sans bouchons de circulation! Une ville de services et d’espaces verts parfaite pour ses habitants, mais aussi pour les gens de passage. Je parlais dernièrement avec cette même passion de Rimouski avec des amis qui habitent maintenant à l’extérieur de la ville et tous me disaient qu’ils allaient un jour y revenir. Fêtons ensemble le passé, le présent et l’avenir de notre grande ville!


    Dave Dumas, conseiller du district Sainte-Blandine/Mont-Lebel

    Le 325e anniversaire de Rimouski, c’est l’occasion de fêter, mais aussi de se souvenir d’où on vient. En tant que professeur d’histoire, j’enseigne aux jeunes à bien comprendre l’impact qu’ont eu sur notre quotidien des événements, des projets ou des décisions du passé. Rimouski a une grande histoire qui s’est façonnée grâce à des gens qui avaient à cœur de mettre en valeur notre territoire, nos milieux agricoles et la personnalité maritime de notre ville. Je suis fier de vivre à Rimouski depuis 10 ans et de représenter Sainte-Blandine/Mont-Lebel depuis huit ans. Les gens de mon quartier m’ont fait sentir chez moi dès le jour 1. Les valeurs d’accueil, d’entraide, de collaboration, de respect et d’ouverture qui caractérisent mon district sont d’importantes sources de fierté pour moi et nous font honneur. Je suis une personne qui s’implique naturellement dans une foule de projets. C’est encore plus motivant et un réel bonheur de le faire avec les organismes et la corporation de loisirs, entre autres, qui déploient une ardeur au travail inégalée et se donnent comme mission de stimuler la vie de quartier et qui le font avec plaisir. Je suis très heureux que cette année spéciale nous fasse prendre un temps d’arrêt pour nous rappeler des bâtisseurs notre ville. Je suis tout aussi fier de pouvoir mettre la main à la pâte et participer à construire le Rimouski de demain.


    Virginie Proulx, conseillère du district Le Bic

    Faisant partie de Rimouski depuis déjà plus de 10 ans, Le Bic est un lieu magnifique peuplé de gens engagés qui ont à cœur leur milieu, à la fois agricole, villageois, patrimonial et maritime, à proximité du parc national du Bic, l’un des plus beaux du Québec. Un dynamisme économique et touristique important s’y développe, notamment grâce à la gastronomie, aux fermes maraîchères et à une vie culturelle forte, allant des petits spectacles rock aux grands concerts aux îles du Bic. Nous avons même notre propre radio, Radio-Bic! On trouve au Bic à la fois des services de proximité : l’épicerie, la pharmacie, la boulangerie, un marché festif, mais aussi des restos, un théâtre, une bibliothèque, une patinoire, une maison de la culture, et tout est tout près, ce qui crée une belle vie de quartier. Entourée d’une nature extraordinaire, composée de gens dynamiques et offrant des services de grande qualité, Rimouski nous offre des possibilités immenses. On peut s’y faire un réseau d’amis et de contacts rapidement, s’impliquer dans notre communauté et se réaliser grâce aux nombreuses opportunités de travail et de loisirs. En plus, nous avons la chance de vivre à proximité de la mer! Quand on dit que l’eau salée coule dans nos veines, c’est un peu ça. Rimouski, c’est aussi la combinaison d’un milieu urbain et d’une forêt omniprésente tout autour, d’un estuaire majestueux et d’une campagne bucolique, été comme hiver. En fait, je suis convaincue qu’il n’y a pas de meilleur endroit où vivre! Fière de ses titres de capitale du Bas-Saint-Laurent, de technopole maritime, de ville étudiante et de ville du bonheur, Rimouski est amenée à se développer dans les prochaines années et elle attirera de plus en plus de nouveaux résidents, tous charmés par la douceur de vivre d’ici. Abordons l’avenir avec espoir et optimisme! Bon 325e anniversaire à toutes et à tous!


  • Rimouski, à travers sa ligne du temps

    Le phoque commun fut longtemps chassé pour son huile et sa peau dans la région de Rimouski. Dessin par Alain Ross.La chasse au loup-marin à Rimouski

    À Rimouski, la chasse au loup-marin remonte à des temps immémoriaux! Les Mi’gmaq l’ont d’ailleurs longtemps pratiquée dans la région. Ainsi au Bic, en mai 1684, des Mi’gmaq de la Baie des Chaleurs ont cinq cabanes et s'apprêtent à chasser le loup-marin et pêcher le saumon.

    Au même endroit, le seigneur du Bic, Charles-Denys de Vitré, s’est associé dans la production d’huile de loup-marin avec Denis Riverin. Cette huile sert à l’alimentation, à la cuisson et à l’éclairage. En 1687, de Vitré loue sa seigneurie pour dix ans à Jean Gagnon, moyennant vingt-deux barriques d’huile de loup-marin.

    L’usage et le commerce d’huile de loup-marin se poursuivent dans la région : un siècle plus tard, en 1797, à l’îlet au Flacon à Saint-Fabien, Marie Caresse vend deux barriques d’huile à son fils Antoine, pilote du Saint-Laurent. En outre, en avril 1858, le chasseur Charles Ross doit fournir à Majorique Côté, gendre du notaire Pierre Gauvreau, la quantité de sept-cent cinquante à mille gallons d’huile de loup-marin de bonne qualité tandis qu’en 1859, Joseph Parent et Jean Therrien chassent sur la rive nord pour le compte du marchand Amable St-Laurent de Rimouski.

    La peau de loup-marin, imperméable, est aussi convoitée. Elle sert notamment à confectionner des sacs, comme celui que possède l’entrepreneur forestier de Rimouski Charles-Georges Fraser en 1802 ou encore celui de Joseph Côté de la rivière Hâtée en 1815. À Sainte-Luce, le pilote Célestin Côté possède deux valises couvertes en loup-marin en 1845 tandis que le pilote Régule Banville de Rimouski a une valise couverte en loup-marin en 1856.

    Dans les années 1960, des autochtones du nord du fleuve viennent encore camper au parc du Bic, sur l’île aux Canards, face à la ferme Rioux, pour chasser le phoque gris et le phoque commun, principalement pour sa peau servant à la fabrication de bottes et de mitaines.

    Références bibliographiques

    Georgiana Bouillon, deuxième épouse de Louis-Jacques (Jacquot) Lepage, devant la maison sur l'île Saint-Barnabé. Photographe inconnu. Photographie noir et blanc. Collection : Société rimouskoise du patrimoine. Don de sœur Annette Leclerc, RSR. SRP-2015.11.30L’histoire de l’île Saint-Barnabé après Toussaint Cartier

    Après le décès de Toussaint Cartier en 1767, les archives révèlent qu’en 1772, le dernier seigneur Lepage, Louis, fils de Germain, Pierre, son oncle et tuteur de 1756 à 1772, et sa tante Marie-Agnès, sont propriétaires de l’île. Louis, d’après son compte de tutelle, a des droits « dans les pesches à saumon de l’Isle St Barnabé et pour les grains provenant du désert que le feu hermitte y avait fait ».

    En 1777, Pierre obtient de son neveu la reconnaissance des droits qu’il possède sur l’île St-Barnabé. Il les transmet en 1781 à son fils le capitaine de milice Joseph Lepage, qui obtient la jouissance de toutes les pêches et terres que son père y possède.

    Joseph Drapeau acquiert en 1790 la seigneurie de Rimouski, ce qui inclut la plus grande partie de l’île. Pierre et sa sœur Marie-Agnès demeurent propriétaires de « l’étendue de l’hermitage de trois arpents de terre cultivée par l’hermite plus sept autres en bois debout ».

    En 1791, Marie-Geneviève, fille de Marie-Agnès, devient propriétaire de la Maison Lamontagne et d’un terrain de trois arpents, l’ancien champ de Toussaint Cartier concordant à la partie est des actuels champs de l’île.

    Marie-Geneviève cède ses propriétés à son petit-neveu Alexandre Côté en 1836. En 1844, par échange, Joseph Baquet dit Lamontagne devient le propriétaire de la Maison Lamontagne et du terrain de l’île qu’il cède à son fils Octave. Pascal Bélanger achète des Lamontagne la terre de l’île en 1855 et la vend aussitôt à Louis-Jacques Lepage.

    En 1799, les dix héritiers de Pierre Lepage se partagent sa terre de l’île. Son fils Nicolas-François acquiert des parts composant quatre arpents de front, tandis les trois autres arpents demeurent dans le giron d’autres membres de la famille à raison de parcelles d’environ 40 mètres de largeur chacune.

    La propriété de Nicolas-François passe à ses fils François et Amable en 1824. Ils la donnent à leur neveu Nicolas Lévesque en 1850, lequel, pour former sept arpents de front, achète les parts des autres descendants de Pierre Lepage en 1855.

    De son côté Ulric-Joseph Tessier, vers 1860, établit une ferme comprenant une pêche à fascines sur la partie ouest des actuels champs de l’île. Laurent Bouillon en est son fermier.

    Louis-Jacques Lepage, habitant de l’île, épouse en secondes noces Georgiana, fille de Laurent Bouillon en 1872 et il achète de Louis Lévesque, le fils de Nicolas, l’ancien terrain des descendants de Pierre Lepage en 1897. Sa propriété totalise alors 10 arpents de front.

    En 1904, la veuve de Louis-Jacques Lepage fait cession de la propriété de l’île à son fils René, qui la transmettra plus tard à son fils Théodore.

    Pendant tout ce temps, l’île est habitée. Probablement que les Lepage y mandatent un fermier, comme Louis Trudel qui y habite entre 1782 et 1789. Les Mi’gmaq fréquentent l’île où décèdent de la picote Grégoire Pierre et sa fille Marie Pierre en 1794. Michel Coulombe, professeur au collège de Rimouski, y exploite une pêche en 1863, tandis qu’en 1866, Louis-Jacques Lepage, Laurent

    Bouillon et Simon Chalifour récoltent 300 saumons et 3 100 aloses dans leurs pêches à fascines. Ignace Saint-Pierre habite l’île entre 1867 et 1872. Le fermier des Tessier est Évariste St-Pierre en 1890 et Alphonse Lavoie en 1893.

    Références

    Le journaliste François Raymond en reportage pour CJBR Rimouski devant une partie de l’éboulis de 1951. Source : BAnQ Rimouski, Fonds J.-Gérard Lacombe, 10 août 1951, 01R, P24, S3, SS7, D52.L’éboulis de 1951 à Rimouski

    Quinze mois après la nuit rouge du grand feu de Rimouski du mois de mai 1950, un glissement de terrain survient sur la rivière Rimouski au mois d’août 1951. Cette catastrophe marque l’imaginaire des Rimouskois qui désignent le phénomène du nom de l’éboulis. La rue de l’Éboulis, dans le district de Sainte-Odile, commémore l’événement.

    L’éboulis se produisit en deux temps. En fin de soirée du 3 août, un banc d’argile d’environ 800 mètres de largeur bordant la rivière se détache au sud des rues de la Carrière et de Montmagny de Sacré-Cœur. Il glisse pour aboutir du côté de Sainte-Odile, vis-à-vis des actuelles rues de l’Éboulis, des Rapides et Gagné Nord, obstruant complètement le cours de la rivière. En amont, l’eau monte de près de 5 mètres au-dessus de sa cote habituelle et inonde une douzaine de bâtiments, dont quatre résidences. À l’époque, le sentier actuel du parc Beauséjour menant au pont suspendu qui enjambe la rivière fait office de chemin et il est lui aussi submergé jusqu’à atteindre par endroits le niveau de l’actuelle rue Tessier.

    De la machinerie est mobilisée pour pratiquer une tranchée destinée à faciliter l’écoulement de l’eau vers l’aval, mais dans la nuit du 5 au 6, un second glissement, plus important, se produit, ensevelissant partiellement la machinerie. Un million de mètres cubes d’argile bloquent la rivière. En amont, le niveau de l’eau atteint 10 mètres.

    Au fil des jours, la rivière se fraie un canal et rétablit graduellement son cours. Néanmoins, à l’été 1953, une tranchée de 400 mètres de longueur sur 5 mètres de profondeur doit être pratiquée pour favoriser l’écoulement de l’eau.

    Aujourd’hui, près du sentier longeant le ruisseau Levasseur, d’anciens peupliers de Lombardie et quelques pommiers marquent encore l’emplacement d’une des maisons dévastées qui coïnciderait avec celle ayant appartenu à Lionel Roy.

    Références

    Photographie de la maison construite par Honorat Lepage vers 1815, encore située au 451, rue Tessier. Collection André Canuel.Sainte-Odile, berceau de Rimouski

    La municipalité de paroisse de Sainte-Odile fut constituée en 1942. Son territoire débutait à la rue Sirois en continuant vers l’ouest jusqu’à Beauséjour, près de l’actuel pont de l’autoroute 20 enjambant la rivière Rimouski, avec en front la rivière et au sud celle du Bois-Brûlé de Sainte-Blandine.

    Il s’agit là du berceau de Rimouski car, d’après la tradition, René Lepage y bâtit sa première maison en arrivant ici en 1696. Son fils, Pierre Lepage de Saint-Barnabé y eut aussi une maison, jusqu’à son décès en 1754, tout comme ses fils Pierre et Louis, qui obtinrent en partage la propriété de leur père en 1746.

    Entre 1781 et 1810, de l’est à l’ouest, se retrouvent le Capitaine de milice Joseph Lepage, qui habite la maison de son père Pierre, au 366, rue Saint-Robert; son fils Paul, lequel habite la première maison de René Lepage; Jean-Marie Bélanger et Chrysostome Canuel, qui ont eus de Jean-Baptiste Côté l’ancienne maison et la terre de Louis Lepage; Louis-Joseph Lepage, fils du capitaine Joseph; Honorat Lepage, constructeur vers 1815 d’une maison de colombage au 451, rue Tessier et, finalement, Joseph Lévesque, sur la terre duquel se trouve l’actuelle rue du Moulin au pied de laquelle les moulins à scie et à bardeau se trouvent.

    En 1880, 16 familles exploitent des terres le long du chemin du roi correspondant au tracé de l’actuelle rue Saint-Robert à son extrême ouest. La première maison à l’est est celle de François-Xavier Boucher, qui habite l’ancienne maison du capitaine Lepage sise au 366, laquelle sert de relais pour la poste à Rimouski. Boucher exploite aussi un moulin à scie sur le ruisseau qui porte son nom, lequel correspondait à l’ancien ruisseau du Moulin sur lequel René Lepage avait bâti un premier moulin à farine et où Pierre Lepage de Saint-Barnabé fils exploita un moulin à scie.

    Vers l’ouest suivent les autres habitations, tandis que 28 autres ménages sont installés au rang Beauséjour.

    Les propriétaires de terres entre les actuelles rues Ross et Bélanger louent des terrains où s’établissent des artisans et des journaliers qui, pour plusieurs, travaillent dans les scieries en bordure de la rivière.

    Les premiers marchands à s’établir à Sainte-Odile, entre 1898 et 1928, sont Jean-Baptiste Corbin, Alfred Robichaud, Émile et Alexis Fraser et Laurent Lepage.

    Vers 1950, la famille Lepage est encore enracinée dans le berceau de Sainte-Odile. Des 242 familles que compte l’endroit, 46 sont des descendants de René Lepage.

    Références

    La maison Philippe Lavoie et l’hôtel Lavoie dans le secteur du quai sur la route Nationale, avant 1885. Fabricant non identifié. Carte postale noir et blanc. Collection : Société rimouskoise du patrimoine. Don de madame Micheline Tremblay. SRP-2015.3.1.3Rimouski-Est et son quai

    Rimouski-Est est particulièrement connu pour son quai qui fut à l’origine de cette municipalité fusionnée à la ville de Rimouski en 2002. L’occupation de son territoire date des débuts de l’histoire des seigneurs Lepage à Rimouski.

    L’un des premiers à y demeurer fut Jean Auger dit le Basque, familier de René Lepage, qu’il aida au sauvetage des marchandises de La Hollande, naufragée à Mille-Vaches, en face de Rimouski, en 1709. Auger avait épousé Marie-Louise, fille de Louis D’Amours des Chauffours, seigneur de Jemseg, au Nouveau-Brunswick actuel, en 1703. Après le décès d’Auger en 1712, sa fille Marie, épouse de Pierre-Joseph dit Langoumois, cède la terre de son père à Joseph Gasse de Québec en 1724. L’entrée de l’actuel quai de Rimouski-Est correspond à ce site.

    Au nord-est de la terre de Gasse se trouve celle de Jean Pineau à Rimouski dès 1730. Ils ont comme voisins Antoine Ruest (1734) et Jacques Bouillon (1738). Tout le secteur est habité vers 1740.

    Le pilote Joseph Lavoie des Éboulements est propriétaire de la terre de Pineau vers 1776. Elle passe à son fils René (1787) et à son petit-fils Antoine (1825).

    Le premier quai de Rimouski-Est (site de l’actuelle marina) est construit en face de la terre des Lavoie entre 1852 et 1855.

    Le marchand Majorique Côté aménage une jetée près du quai dès 1853. En 1855, Joseph St-Laurent y ouvre un magasin général en activité pendant quatre générations (1855-1973). À proximité, Elzéar Lavoie exploite un hôtel acquis par Jean St-Laurent en 1885. Ultérieurement les hôtels Canada puis Normandie y prendront place. Marins et débardeurs s’installent près du quai.

    En 1939, la nouvelle municipalité de Rimouski-Est compte 21 cultivateurs, une chapelle et une école, trois hôtels, un café, une salle de billard et 34 résidences localisées près du quai, le long de la route nationale.

    Références

    La pointe à Batoche, Rivière Hâtée, [approximativement vers les années 1900] Photographe non identifié. Archives nationales du Québec à Rimouski (P60).Le peuplement de la seigneurie du Bic

    Le territoire de la seigneurie du Bic fut le premier endroit de l’actuelle ville de Rimouski à accueillir des habitants autres que les Mi’gmaq et les Malécites.

    En 1675 Charles Denys de Vitré obtient la concession du Bic où il établit un poste de pêche et de traite des fourrures avec les autochtones. Par la suite, Jean Gagnon et sa famille exploitent le poste pour de Vitré entre 1686 et 1690. Plus tard, des habitants de la Côte du Sud viennent exploiter les pêcheries de saumon et de hareng sur une base saisonnière. À la création de la station de pilotage du Bic, en 1762, des pilotes occupent l’île du Bic. De huit à dix pilotes y résident en 1768 et certains d’entre eux passent l’hiver à la Pointe du Vieux Bic.

    Le pilote Joseph Mignot dit Labrie s’établit à demeure au Cap-à-l’Orignal avant 1783, et son gendre, Jean-Pierre Arseneau, s’installe à la Pointe-aux-Anglais avant 1801. La maison d’Arseneau devient la propriété de l’aubergiste Paul Côté de Montmagny en 1818.

    De 1818 à 1822, Azariah Pritchard concède 21 terres au Bic et son successeur Archibald Campbell en octroie 23 autres entre 1823 et 1825. Campbell et quatorze de ses censitaires érigent cette année-là un moulin à farine sur la rivière du Bic.

    Les recensements révèlent qu’il y a au Bic neuf maisons en 1825, quatre de plus en 1831 et sept autres en 1845.

    Le marchand colporteur de Québec William Gibson s’installe sur le site de l’actuelle ferme Gagnon du parc du Bic en 1837. Six ans plus tôt, Geneviève Canuel, surnommée la Batoche, avec son mari Jean-Baptiste Fournier bâtissent une maison encore existante à la Pointe-à-Santerre.

    Des moulins à scie sont exploités par William Price sur la rivière du Bic et sur celle du Sud-Ouest en 1846 et 1847. Une chapelle et une école sont construites en 1850. La communauté rurale du Bic s’établit et elle perdure encore en 2021.

    Références

    Regroupement de chevaux d’attelage à Sainte-Blandine, vers 1915. Photographe non identifié. Archives nationales du Québec à Rimouski (P71).Les débuts de la colonisation à Sainte-Blandine

    D’après la monographie de Sainte-Blandine 1881-1981, Athanase, Antoine et Anselme Proulx, fils de Pierre Proulx, ainsi que Célestin Brisson, Prudent Soucy et Noël Ross, partent de Rimouski s’établir à la montagne du Bois-Brûlé, dans le canton Macpès, vers 1854-1855. Les Malécites Saint-Aubin habitent déjà en haut de la montagne.

    Ces nouveaux arrivants s’approprient des terres de la couronne et s’y installent. Certains défrichent pour spéculer ou pour laisser une terre à la famille, tel Amable Brisson qui donne une terre qu’il possède par préemption et droit primitif d’occupation à son fils Pierre en 1851.

    En 1855, l’arpenteur G. Garon subdivise les lots du canton Macpès. Il signale des défrichements en bas de la montagne du Bois-Brûlé, et en haut, sur les lots 9 à 23 et 30 à 40 du rang I. Cette année-là, Germain Banville et Ulgère Brisson accordent le droit de bâtir un moulin à scie à François Lavoie et Pierre Proulx, au ruisseau de la Grande Coulée.

    En 1864, l’arpenteur Auguste Bradley rapporte « qu’il y a au-delà de 50 cabanes à sucre déjà établies, les colons sont au nombre de 45, dont quatre réguliers et dix-sept résidents. » Bradley indique sur un plan le chemin de chantier Price, lequel longe le rang I Ouest, puis bifurque au sud, en montant en haut du lac Ferré.

    Victoria Collin donne un terrain pour la chapelle en 1868. Treize ans plus tard, un recensement rapporte la présence de 56 maisons, 86 familles, environ 500 habitants. En 1884, Ferdinand Corriveau y opère un magasin, suivi de Régis Ross en 1888 et d’Hubert Fillion fils en 1890. Depuis cette époque, Sainte-Blandine a su conserver son cachet rural si attachant. 

    Références

    Extrait d’un plan de 1774 localisant la maison de Louis Lepage de Saint-Germain. BAnQ Rimouski, P1, S100, P3. Plan de Rimouski dressé par l'arpenteur Ignace Plamondon en 1774, présenté à la cour des plaidoyers communs pour établir les limites des concessions des seigneuries du Bic, de Rimouski et St-Barnabé, 30 janvier 1778.La maison seigneuriale de Germain Lepage de Saint-Germain

    Germain Lepage de Saint-Germain, fils aîné de Pierre Lepage de Saint-Barnabé, épouse Geneviève Rioux en 1746. Il devient seigneur de Rimouski au décès de son père en 1754 et décède à son tour en 1756. Son fils aîné Louis est sous tutelle de son oncle Pierre Lepage de Saint-Barnabé fils jusqu’en 1772.

    Cette année-là, la seigneurie est arpentée. Un plan localise la maison de Louis Lepage de Saint-Germain, sur la rive droite de la rivière Rimouski. Ce dernier vend sa seigneurie à Joseph Drapeau en 1790.

    Drapeau en confie la gestion à Augustin Trudel qui occupe la maison du domaine. Trudel, en 1794, épouse Catherine Drapeau, sœur de Joseph Drapeau, tandis qu’un plan du tracé du Chemin du Roy situe la maison.

    En 1803, Joseph Drapeau donne la maison et une partie de la terre du domaine au couple Trudel-Drapeau. Trudel décède sans enfants en 1826. Sa veuve épouse Alexis Rivard en 1831. Un plan localise la maison du domaine en 1840. En 1848, Catherine Drapeau donne un terrain aux seigneuresses Drapeau qui y ont construit le manoir Saint-Germain en 1845. Alexis Rivard décède en 1854. Catherine Drapeau donne alors sa terre et sa maison aux seigneuresses Drapeau. Adelaïde Drapeau en devient seule propriétaire puis donne la propriété à sa fille Adèle, épouse d’Ulric-Joseph Tessier en 1860. En 1870, le manoir est agrandi et les bâtiments, dont l’ancienne maison, sont réparés. Des fermiers l’occupent. Un plan de 1905 localise la maison. Le forgeron Thomas Perron l’acquiert en 1915 puis la donne à son fils Jean-Marie en 1947. La maison du 265-269, rue de l’Évêché Ouest correspondrait à l’ancienne maison seigneuriale de Germain Lepage de Saint-Germain.

    Références

    Le flottage du bois sur la rivière Rimouski en amont du pont ferroviaire, Isidore Blais. Carte postale noir et blanc, Collection : Société rimouskoise du patrimoine. Don des Archives des sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire. SRP-2016.15.58L’exploitation forestière, moteur du développement de Rimouski, 1825-1964

    La ville de Rimouski voit son panorama, à l’origine essentiellement maritime et agricole, se transformer de 1825 à 1840 par le développement de l’exploitation forestière. Un village s’établit progressivement près de la troisième église et un faubourg naît, le Petit Rimouski, près de la rue Sirois, future paroisse Saint-Robert.

    1 650 billots de pin sont sciés au moulin Harvey situé près de l’actuelle usine Boralex en 1825 et 2 225 en 1826. Les pinèdes se trouvent le long de tous les cours d’eau de la région. En 1829, on coupe du bois jusqu’au Lac Macpès.

    Des trois moulins existants, William Price achète celui du site de l’usine Boralex en 1829. La même année, il en construit un autre au pied de la rue du Moulin, maintenant à Sainte-Odile, où sont sciés 10 000 billots.

    En 1837, 26 000 billots sont coupés le long du bassin de la rivière Rimouski. En 1847, des moulins sont établis sur les rivières du Sud-Ouest, du Bic, Hâtée, Rimouski, les ruisseaux Germain-Roy et Sainte-Anne (Pointe-au-Père). On fait chantier sur la Grande et la Petite rivière Rimouski, des Écores, Bois-Brûlé, aux lacs des Vingt-Quatre arpents, Touladi, Chaud et Ferré, aux rivières du Sud-Ouest, du Bic et Hâtée. Des habitants deviennent entrepreneurs ou commerçants de bois. Plusieurs draveurs provenant de la région de Chaudière-Appalaches viennent s’établir. Les seigneuresses Drapeau et Pierre Gauvreau font bâtir des moulins, rue du Moulin, auprès de celui de Price.

    La production s’intensifie. La ville de Rimouski est créée en 1869. Les Price s’installent à l’embouchure de la rivière en 1901. La population de la ville passe de 1 804 à 5 589 habitants de 1901 à 1931 et atteint 20 000 habitants en 1966 quand la compagnie Price vient d’abandonner sa production.

     Références

    Bibliothèque nationale de France : Jean-Baptiste Franquelin, 1685, Carte du grand fleuve St Laurens dressée et désignée sur les mémoires et observations que le Sr Jolliet à très exactement faites en barq (détail).Où se trouve la Pointe-au-Père?

    Le toponyme Pointe-aux-Pères proviendrait du fait que le père Henri Nouvel célébra une messe, en 1663, « en face de l’île Saint-Barnabé. » En 1685, ce toponyme apparaît pour la première fois sur une carte dressée d’après les observations de Louis Jolliet.

    Sur cette carte, vis-à-vis de la Pointe-à-Pouliot, un dessin d’ancre indique un mouillage et est accompagné du toponyme Pointe-aux-Pères. Au nord-est de cet endroit se trouve une autre pointe correspondant probablement à l’actuelle Pointe-au-Père.

    En 1696, Pierre Lessard et Barbe Fortin, veuve de Pierre Gagnon, obtiennent une seigneurie en concession, « à prendre au sud-ouest depuis la Pointe au père appartenant au sieur René Lepage. » En 1717, René Lepage achète des héritiers de Barbe Fortin et de Pierre Gagnon la partie ouest de cette seigneurie. En 1750, Pierre Lepage de Saint-Barnabé achète d’Alexandre Gagnon le reste de cette partie de la seigneurie, « située au nord-est de la Pointe-au-Père. »  

    En 1751, Pierre Lepage de Saint-Barnabé, entre les seigneuries de Rimouski et de Lessard, obtient une concession de cinq kilomètres, « en descendant au nord-est, jusques et compris la pointe de l’Islet aux Pères. » Cet îlet correspond à l’affleurement rocheux situé à l’ouest du quai de Pointe-au-Père, endroit inondé seulement par les marées extrêmes.

    En 1747, Paul Lepage de la Mollaie achète la partie nord-est de la seigneurie Lessard, de l’avenue de l’Empress jusqu’au ruisseau à la Loutre. Un document de 1767 désigne Paul Lepage comme seigneur de la Pointe au père. Le toponyme Pointe-aux-Pères devient Pointe-au-Père et se déplace ainsi d’un endroit à un autre.

     Références

    Le cœur villageois de Notre-Dame-du-Sacré-Cœur vu du haut de la montée des Saules, vers 1910. Carte postale sépia. Collection : Société rimouskoise du patrimoine. Don de madame Carmen Parent. SRP-2021.6.1De l’Anse-au-Sable à Sacré-Cœur

    L’Anse-au-Sableau 18e siècle, désignait le territoire de Sacré-Cœur. En 1753, Antoine Gagnon vend sa terre de l’Anse-au-Sable, où il tend une pêche à fascines, à son neveu Jean Gagnon. (Cette famille Gagnon, comprenant aussi Jacques, Paschal et Pierre, des pêcheurs saisonniers de Rivière-Ouelle, fils de Jacques Gagnon, crée une société de pêche au marsouin en 1705. Antoine et Pierre ont exploité, dans la région de Rimouski, la graisse de deux baleines en 1751 et 1754. Pierre vivait quant à lui avec la Malécite Marie-Anne Dechiche.)

    Le toponyme désigne alors l’étendue de terrain allant de la rue des Braves jusqu’à la route Mitoyenne, au nord-est de la rue Pierre-Parent.

    En 1773, Paul Lepage de Molé et son neveu Pierre Lepage de St-Barnabé fils opèrent toutes les tentures à saumon qui sont dans l’Anse-au-Sable. (Paul Lepage : « Mon dit neveu fournira 5 saumons boucanés loyal et marchand par chaque cent ».)

    En 1791, Joseph Drapeau reconnaît à Pierre Lepage de Saint-Barnabé fils et à sa sœur Marie-Agnès Lepage, épouse de Basile Côté, la possession d’une partie du territoire de l’Anse-au-Sable, de la rue des Braves jusqu’à la rue du Rocher-Blanc. Les héritiers Lepage et Côté en demeurent propriétaires jusqu’à l’abolition du régime seigneurial en 1854.

    Toutes les terres de l’Anse-au-Sable sont concédées vers 1810. Une quinzaine de pêches à fascines sont tendues jusqu’au bout de l’Ilet à Canuel. En 1868, 302 saumons, 2 492 aloses et 8745 barils de hareng sont pris dans quatorze pêches.

    L’endroit devient la paroisse de Notre-Dame-du-Sacré-Cœur en 1875. Un village s’organise avec au centre l’église. Il compte 35 immeubles sur un kilomètre en 1936. 35 fermes sont établies au premier rang, 26 autres aux 2e et 3e rang. Amédée Caron et Dollard Dorval opèrent des restaurants. Charles Langis reçoit à l’Hôtel Bellevue et J.-A. Caron dirige l’Hôtel du Rocher-Blanc.

    Le bulletin paroissial Le Rocher Blanc date de 1920. La partie du nord-est de l’Anse-au-Sable, urbanisée, est depuis connue comme le Rocher-Blanc.

     Références

    Vue du faubourg Saint-Robert en développement. On aperçoit au premier plan le moulin Dionne & Frères qui fait face à la rivière Rimouski et, derrière le moulin, le début de l'actuelle avenue Sirois. Source : La rue Tessier à Rimouski, 1948, J.-Gérard Lacombe, Photographie noir et blanc, Archives nationales du Québec à Rimouski (P24).Le faubourg de la terre du domaine de Rimouski

    Le faubourg de la terre du domaine de Rimouski, futur quartier Saint-Robert, commence à s’établir en 1829, quand Catherine Drapeau loue un terrain sur le bord de la rivière pour la cour à bois de William Price. Sœur du seigneur Joseph Drapeau, elle avait reçu la terre de ce dernier en 1803.

    Price bâtit un grand hangar et une écurie près de l’avenue Sirois. Catherine Drapeau loue des terrains à l’ouvrier Joseph Bégin et à Joseph Vaillancourt, huissier, en 1830 et 1833. Par la suite, des artisans et commerçants s’installent tout près. Edouard Guillet, après dix ans d’occupation, cède son magasin à Élie Tourangeau en 1849.

    En 1854, Catherine Drapeau cède sa terre aux seigneuresses Drapeau, mais conserve les revenus des terrains loués à Étienne Pineau et à Adolphe Martin, marchands établis près du brise-lames, François-Xavier Boucher, Gaspard Dion fils, menuisier, Michel Ruest, journalier, Benjamin Chassé, menuisier, François Lizotte, colfateur, Joseph Harper, tailleur, Hyacinthe Côté, Édouard Jouvin, Cifroy Mignot dit Labrie, Octave Lavoie et Jean-Baptiste St-Pierre, écrivain, tous installés près de l’avenue Sirois.

    Le charpentier Louis Ouellet et les journaliers Michel Ruest et Thomas Gagné s’y installent en 1859. Luc Sylvain, gérant de Price, Gaspard Dion fils, menuisier, Charles Proulx, journalier et Ulric Côté, menuisier y habitent en 1869. Plusieurs d’entre eux travaillent aux chantiers maritimes de l’embouchure de la rivière, comme François Lizotte et Hyacinthe Côté en 1840. Le menuisier Julien Landry y fabrique des chaloupes en 1858. Par la suite, le développement se poursuit le long de la rue Tessier.

    Références

    Photographie montrant la maison de l’avocat Amédée Caron en 1929.
    En arrière-plan, le vieux Château Rouleau ou se trouve aujourd’hui la rue
    Sainte-Thérèse. Source : Centenaire de Rimouski, Album-souvenir
    1829-1929, S. Vachon éditeur, Rimouski, p. 53
    La terre du maître-pilote Pierre Rouleau, rue Saint-Germain Ouest

    La terre de 6 arpents de front (350 mètres) du maître-pilote Pierre Rouleau occupait le terrain depuis les Halles Saint-Germain jusqu’à l’ouest de la rue Lavoie, à la limite de la terre du seigneur. Pierre Rouleau achète cette terre en 1814 et y construit une maison connue plus tard comme le Vieux Château Rouleau. Avec d’autres pilotes, il acquiert une goélette nommée « Maid of the Mill » en 1834. Il profite du navire pour transporter du fret pour son compte et se fait commerçant. Il fait bâtir une grange-étable servant d’entrepôt en 1841. Il bâtit un quai sur le site de l’actuel brise-lames, à l’embouchure de la rivière Rimouski. En 1845, sa terre est encore boisée, il fait couper le bois jusqu’au talus de la rue Sainte-Marie. Il loue un terrain au notaire John Heath en 1848 (site de la librairie l’Alphabet). Rouleau décède en 1852. Sa seconde épouse, Elisabeth Côté, décède en 1857, au moment où une nouvelle maison à deux étages est en construction.

    Son fils, l’avocat Ferdinand-Fortunat Rouleau, hérite de la propriété. Entre 1862 et 1877, il loue des terrains entre la rue Lavoie et les Halles Saint-Germain, sur la rue Sainte-Thérèse et sur le surplomb de la rue Sainte-Marie, site de l’actuel hôpital.

    En 1882, Ferdinand-Fortunat renouvelle les baux de ses locataires dont ceux de Malcolm Côté, marchand, Théophile Couillard, marchand, Paschal Martin, journalier, Eustache Dionne, forgeron, Étienne Lachance, menuisier, François Parent, mécanicien, William Butchard, négociant, Zéphirin Simard, maître-meublier, Marie-Françoise Lepage, marchande, George St-Pierre, typographe, Anthyme et Pierre Drapeau, marchands, Jean Julien, plâtrier, Joseph-Norbert Pouliot, avocat, Ovide Perron, forgeron, Émilie Garon, institutrice, Philie-Hélène Fournier, épouse de Tobie Michaud, Jeremiah Nolan, marchand et Edward O’Doherty, marchand.

    Il fait construire vers 1876 le Château Rouleau situé au 211, rue Saint-Germain Ouest. L’avenue Rouleau perpétue la mémoire de Ferdinand-Fortunat Rouleau décédé en 1906.

    Références

    Vue montrant les édifices situés sur les rues Saint-Germain, Saint-Paul et Saint-Pierre, à l’est de la Cathédrale. Source : Vue de Rimouski, à l’est de la Cathédrale, 1919. Photographe non identifié. Archives nationales du Québec à Rimouski (P71).La naissance du village de Rimouski, à l’est de la terre de l’Église, 1824-1870

    Le village de Rimouski a connu son essor entre 1824 et 1870, de l’avenue de la Cathédrale à la rue Lepage, sur une terre de quatre arpents. Celle-ci fut donnée par Pierre Lepage de Saint-Barnabé fils à son fils Charles en 1781. Charles donne l’ouest à Charles fils et l’est à Macaire en 1808. Charles fils donne son bien à Louis-Jacques en 1834 et Macaire donne le sien à Eusèbe en 1842.

    Macaire, en 1824, et Louis-Jacques, en 1838, louent progressivement des emplacements où s’installent commerçants et artisans. Il en résulte un village bien établi en 1870.

    Côté nord, en descendant la rue Saint-Germain vers l’est, se trouvent Hector Crawley, marchand, Jean Fillion, forgeron, Josué Lepage, prêtre, Anthime Sirois, forgeron, Damase Dion, forgeron, Charles Fortier, boulanger, Éloi Dion, forgeron, Edouard Martin, dentiste. Du côté sud de la rue en descendant vers l’est, Denis Maguire, marchand, Jean Lepage, menuisier et commerçant avec son épouse Mary-Ann Bidwill, Edouard Martin, marchand, Jean-Baptiste Lepage, agent des terres de la Couronne, François Pouliot, forgeron et au-delà de la rue Lepage, la maison du notaire Joseph Garon. 

    Sur la rue Saint-Paul (rue du Marché à l’époque), côté nord, on retrouve le collège industriel de l’abbé Cyprien Tanguay, le notaire Louis-François Garon et côté sud, Elzéar Sirois, sellier et Simon St-Pierre, maçon. Côté sud de la rue Saint-Pierre, Eugène-Arthur Dugal , tanneur, Pierre Parent, rentier, demoiselle Sarah Lepage et Amable Dionne, domestique.

    En haut de l’avenue de la Cathédrale (rue des Avocats à l’époque), côté nord, André-Elzear Gauvreau, Georges et Elzéar Morneau, forgerons et Joseph Chalifour shérif. Le quartier se développe ensuite jusqu’en 1900 par les rues Saint-Paul, Saint-Pierre et de l’Évêché jusqu’à l’avenue Belzile.

     Références

    La rue Saint-Germain vue du clocher de la cathédrale. À droite, au premier plan, près du fleuve, le bâtiment au toit à mansarde correspondrait au magasin construit par Henri Martin vers 1841. Louis-Octave Vallée. Collection Société rimouskoise du patrimoine, SPR-2021.3.1 Don des Archives R.S.R.Louis Lepage de Saint-Germain à Rimouski, après 1790

    Après que Louis Lepage de Saint-Germain ait vendu sa seigneurie de Rimouski à Joseph Drapeau, en 1790, ce dernier lui concède une terre de 4 arpents de front, allant de la terre de l’Église aux Halles Saint-Germain. Lepage, charpentier menuisier, habite alors une petite maison, à l’est de l’Église, sur la terre de son neveu Charles. Il la vend en 1814 pour construire sur sa propre terre, toujours sans bâtisses. Puis, entre 1835 et 1841, Henry Martin achète la terre et y bâtit un magasin de marchandises diverses. La terre est en bois debout, sauf le long du Chemin du Roy. Le bois est coupé en montant au sud.

    En 1844, Henry Martin afferme sa terre, sur laquelle se trouve une petite maison occupée par Paschal Sirois, au fermier Hilaire Tremblay. Il loue également au cordonnier Pierre Fournier des emplacements sur la grève et un terrain portant du bois pour construire une maison.

    De 1847 à 1869, Martin loue des terrains aux commerçants et artisans et le village prend forme à l’ouest de l’Église. De chaque côté de la rue Saint-Germain se retrouvent le cordonnier Louis Fournier, les forgerons Ovide Perron, George Lizotte, Augustin Lepage et Antoine Sinclair, le menuisier Gaspard Dion et les commerçants J.-Théophile Couillard, Élie Tourangeau, Michel Parent, les commerçantes Georgiana Bernier (épouse de Samuel Côté) et Marie-Françoise Lepage ainsi que l’arpenteur Auguste Bradley.

    Plus haut, sur le site du futur hôpital, l’huissier et shérif Achille Fournier, ainsi que Joseph-Magloire Hudon, avocat et premier maire de Rimouski, bâtissent leurs maisons. Plus tard, les frères du Sacré-Cœur construisent leur école près de la rue de l’Évêché en 1921.

    Références

    Vue de la Pointe-au-Père en 1870. Extrait du plan : Havre de Rimouski, G.F. Baillargé, 1870, Bibliothèque et archives Canada, e011182057.Paul Lepage et la seigneurie de la Mollaie

    C’est en 1747-1748 que Paul Lepage acquiert la partie nord-est de la seigneurie de Lessard ou Pointe-au-Père. Ce territoire s’étend de l’avenue du Père-Nouvel au site de l’actuel Moulin banal du ruisseau à la Loutre.

    Paul Lepage s’attribue alors le titre de seigneur du fief de La Mollaie. Ce toponyme pourrait provenir de mollière, possiblement pour marais salant de Pointe-au-Père.

    Lepage exploite des pêches à saumon sur les battures* de son fief ainsi que sur sa propriété située entre l’avenue de la Cathédrale et la rue Langevin, ou encore à l’Anse-au-Sable, dans le district de Sacré-Cœur et à l’Anse-aux-Coques à Sainte-Luce. Lepage engage des pêcheurs saisonniers, dont vraisemblablement des Mi’gmaqs et des Malécites. Entre 1746 et 1751, Lepage et ses enfants sont d’ailleurs parrains ou marraines d’Autochtones. 

    En 1767, Paul Lepage donne des terres à sa fille Reine, épouse d’Antoine Ruest, et à son fils Louis-Alexandre Molé. Sa fille Isabelle obtient une terre en 1780. En 1783, Louis-Alexandre cède une partie de sa terre à sa sœur Élisabeth, épouse de Chrysostome Arbour. La famille occupe tout le terrain entre l’avenue Père-Nouvel et l’avenue de l’Industrie. Paul Lepage cède sa terre de Pointe-au-Père à Jean Dechamplain en 1781.

    Entre 1774 et 1784, Louis-Alexandre Molé vend sa propriété de la Pointe à Jean-Baptiste Banville, Antoine Pineau et Pierre Collin.  De 1782 à 1786, Louis Dutremble, Alexandre Desrosiers, Jean-Baptiste Robinson et Antoine Hazard Morin obtiennent des terres. À compter de 1790, des pilotes s’installent, dont William Ross, père et fils, Alexandre, Daniel et Jean-Baptiste Ross, Louis Lavoie, Pierre Rouleau, Jean Langlois. Ils sont imités de dizaines d’autres pilotes, ce qui caractérisera l’aspect maritime de Pointe-au-Père jusqu’en 1959, date du déménagement de la station de pilotage aux Escoumins.

    *Partie du rivage que la marée descendante laisse à découvert.

    Références

    La maison à colombage de Louis Lepage de Saint-Barnabé, bâtie vers 1746, est sise au 418, rue Tessier, face à la rue des Faisans. Crédit BAnQ Macro-inventaire, 1977.La seigneurie d’Arrimoustique en 1744

    En 1744, l’arpenteur Charles François parcourt la seigneurie d’Arrimoustique, nom par lequel il désigne la localité. Sa mission : borner les terres des 28 censitaires de Pierre Lepage de Saint-Barnabé, en commençant par celle de Pierre St-Laurent (près de l’église Sainte-Agnès) en descendant jusqu’à Pointe-au-Père. 

    Vingt ans plus tôt, Pierre Lepage dénombrait douze concessionnaires sur sa seigneurie, de la Pointe-à-Pouliot en montant vers l’ouest : les habitants Vautour, Guy, Chicot, Moreau père, deux fils Moreau, Gasse, Laneau, Langoumois, Desrosiers, Gosselin et Pierre St-Laurent.

    En 1744, on compte encore sept de ces douze habitants, auxquels se sont ajoutés 21 nouveaux occupants. Tout le terrain depuis le parc Beauséjour jusqu’à l’avenue de l’Empress, à Pointe-au-Père, est alors habité. Le domaine de Pierre Lepage s’étend de la Montée Sainte-Odile à la terre de l’Église, domaine qu’il partage entre ses trois fils en 1746.

    Louis obtient le terrain de la Montée Sainte-Odile jusqu’à la rue des Faisans et sa maison est sise au 418, rue Tessier. Suit Pierre Lepage fils jusqu’à la rue Saint-Antoine. Il est le propriétaire probable de la Maison Perron du 366, rue Saint-Robert. Enfin Germain, seigneur en 1754, obtient le reste du domaine et sa maison se trouve au 263-269, rue de l’Évêché ouest. À l’est de l’avenue de la Cathédrale, depuis 1733, ses frères Nicolas-Dominique et Paul de la Mollaie occupent le secteur, le premier jusqu’à l’avenue Belzile et le second, de l’avenue Belzile jusqu’à la rue Langevin.

    En 1744, Lepage partagea un autre domaine, à l’ouest du ruisseau Germain-Roy, entre ses filles Marie-Cécile (mariée à Gabriel Côté) et Marie-Agnès (mariée à Basile Côté), propriétaire de la Maison Lamontagne.

    Références


    Sur cette photo, à gauche, sur son emplacement d’origine, la Maison du notaire Pierre-Louis Gauvreau. Crédit BanQ Macro-inventaire aérien.La deuxième maison de René Lepage à Rimouski

    À l’arrivée de René Lepage, en 1696, la seigneurie de Rimouski s’étire de la rivière Hâtée jusqu’à la rivière Rimouski. Sa belle-mère, Barbe Fortin, veuve de Pierre Gagnon, avec Pierre Lessard son second mari, obtient en 1696 la seigneurie Lessard, circonscrite entre la 2e Avenue de Rimouki-Est et le ruisseau à la Loutre de Sainte-Luce. Les enfants de Pierre Gagnon et de Barbe Fortin, dont Marie-Madeleine Gagnon, épouse de René Lepage, reçoivent la moitié de cette propriété partant de la 2e Avenue à la rue de l’Empress. Lepage achète les parts des enfants Gagnon et, de plus, s’approprie le terrain non-concédé depuis de la rivière Rimouski jusqu’à la seigneurie Lessard et il établit son domaine entre l’avenue de la Cathédrale et la rue Langevin. Il bâtit, à l’est de l’avenue Belzile, sa deuxième maison, près de la jonction actuelle des rues Saint-Germain Est et Légaré.

    En 1733, Pierre Lepage concède la partie est du domaine et la maison à Paul Lepage de la Molaie. Ce dernier donne cette propriété à son fils Louis-Antoine Lamolée Lepage. Pierre Lepage de Saint-Barnabé fils l’acquiert en 1767.

    Pierre Lepage de Saint-Barnabé fils donne la moitié de cette propriété, avec la maison, à son fils Germain en 1779. Germain Lepage la vend, en 1794, à Judith Drapeau, épouse de Jean Levasseur et sœur du seigneur Joseph Drapeau. Leur fils Augustin Levasseur obtient la maison en 1812 et vend la maison au notaire Pierre Gauvreau en 1827. Son fils Pierre-Louis l’obtient en 1850, il donne un terrain et la maison à sa fille Caroline en 1865 et rachète la propriété en 1880. La maison est démolie vers 1882. La veuve de Pierre-Louis, Célina Têtu, fait construire la maison Pierre-Louis Gauvreau sur la rue Saint-Germain à l’est de la rue Belzile. Cette maison est déménagée vers 1950 au 150-152, rue Saint-Pierre.

    Références

    Photographie montrant la maison Perron, laquelle correspondrait à maison construite par Pierre Lepage de Saint-Barnabé vers 1746. À l’extrême droite, on aperçoit une partie du mur pignon de la maison Lavoie avec, en arrière, une maison avec cheminée, laquelle coïnciderait à la première maison de René Lepage. Madame Lucille Lavoie rapporte qu’avec ses frères, elle dormait dans la vieille maison pendant la construction de la maison Lavoie.La première maison seigneuriale de René Lepage de Sainte-Claire

    En 1873, l’abbé Charles Guay, dans Chroniques de Rimouski, suivant la tradition, rapportait qu’à son arrivée à Rimouski en 1696, René Lepage avait bâti une première maison de 50 pieds sur 20, au Brûlé (nom ancien des actuels districts de Saint-Robert et Sainte-Odile) sur la terre que Paul Lepage, son arrière-arrière-petit-fils (descendant de la cinquième génération), occupait en 1873. Cette première maison de René Lepage était située près de la jonction des actuelles rues Saint-Robert et Michel-Brûlé.

    En 1711, René Lepage donne cette terre et la maison à son fils Pierre Lepage de Saint-Barnabé qui, en 1724, par un aveu et dénombrement, décrit sa propriété comme étant une maison, grange, étable, écurie, bergerie et 18 arpents de terre labourable. Ce dernier en fait à son tour don à Pierre Lepage de Saint-Barnabé fils en 1746. Celui-là, avant 1781, construit sur sa terre une deuxième maison. Il donne cette même année la terre et les bâtiments à son fils Joseph. Joseph habite la vieille maison tandis que son père demeure dans la plus récente jusqu’en 1802. En 1808, l’épouse de Joseph décède. Inventaire, vente et partage avec les enfants révèlent la présence de deux maisons sur cette terre. Paul devient propriétaire de la première maison en 1815.

    Joseph fait donation de la moitié ouest de la terre, avec la vieille maison, à son fils Paul en 1815. Son fils Michel en est par la suite propriétaire en 1847. Il la transmet à son fils Cyprien en 1888. Georges Castonguay achète la terre avec la maison en 1909; il la cède en 1917 à sa fille Édith Castonguay, épouse de Georges Lavoie. Lavoie la démolit et construit une nouvelle maison qu’occupe leur fils Joseph-Régule en 1930, laquelle maison se trouve encore aujourd’hui au 374, rue Saint-Robert.

    Références



    Secteur des lacs Macpès et de la Pêche à l’anguille située à la sortie du canyon des portes de l’enfer de la rivière Rimouski. Une partie du territoire de chasse et de pêche probable des Mélécites Saint-Aubin de Sainte-Blandine. Sources : Extraits des cartes 22 C/7 et 22 C/8 établies par la Direction des levées et de la cartographie, ministère de l’Énergie, des mines et des ressources du Canada, 1980.


    Les Malécites Saint-Aubin de Sainte-Blandine 

    Saviez-vous que les Malécites Saint-Aubin, de Sainte-Blandine, aussi connus sous le patronyme Thomas, sont issus de Charles Saint-Aubin, uni à une Malécite vers 1690? Les arrière-petits-fils de ce dernier, Joseph et Louis-Thomas, obtiennent pour leur communauté la Réserve de Viger en 1827. Ces Malécites bivouaquent sur le territoire, chassant, pêchant et trappant.

    Les Saint-Aubin fréquentent la contrée de Rimouski. Leur territoire d’exploitation englobe vraisemblablement Sainte-Blandine, les lacs Macpès et le lieu-dit de la Pêche à l’Anguille, à la jonction du ruisseau du lac Chaud et de la rivière Rimouski.

    En 1823, Noël Thomas et Louis Thomas sont dans la région de Rimouski. Judith Thomas arrive en 1824, Pierre et François Thomas en 1837 et Pierre Thomas en 1849. Joseph-Charles Taché, vers 1856, rencontre, près de la rivière Rimouski, le chef Louis Thomas, qui lui raconte la légende du Sagamo de Kapskouk.

    En 1864, François-Étienne, fils de Louis-Thomas, vend sa maison de Sainte-Odile. En 1866, Thomas, Félix, François et Xavier Saint-Aubin, chasseurs, cèdent contre des marchandises les patates qui croissent sur la terre de Pierre Brisson au 2e Rang de Sainte-Blandine et l’orge poussant au 1er Rang, chez Nazaire Aimont, tandis que Xavier se procure une chaloupe pour chasser le marsouin contre la récolte de seigle de sa terre du 5e Rang. Le Nouvelliste de Rimouski, en 1879, rapporte qu’il en a capturé un près de l’île Saint-Barnabé. D’après les recensements de 1881 et de 1891, les Saint-Aubin sont toujours désignés chasseurs.

    Pierre-Jacques Aubin épouse en 1882 à Sainte-Blandine Émilie Brisson. François Brisson épouse Odile Aubin en 1886 et Pierre, fils de Pierre-Jacques Aubin, épouse Éva Brisson en 1915. Leurs descendants sont encore présents sur le territoire de Rimouski en 2021, dont bon nombre dans le district de Sainte-Blandine/Mont-Lebel.

    Références

    Extrait d’une carte localisant l’île Saint-Barnabé avec, située à proximité, La Baye des Sauvages.
    Tiré de : Carte du cours du fleuve Saint-Laurent depuis son embouchure y compris le Lac supérieur, 1680, envoyé par M de Belmont.
    Source : Gallica, Bibliothèque nationale de France, Département cartes et plans, GE DD-2987 (8662 B).

    Les Autochtones et René Lepage

    Saviez-vous qu'au moment de l’arrivée de René Lepage à Rimouski en 1696, les Mi’gmaq et les Malécites occupent le territoire? Ils descendent des terres vers le littoral en mars, vivent des ressources du fleuve et remontent passer l’hiver dans l’arrière-pays au mois de décembre. À la pointe du Vieux Bic, en 1685, des Mi’gmaq, dans cinq cabanes, se disposent à la pêche du loup-marin et du saumon. Ils ont pour habitude, aux embouchures des rivières, de cabaner en famille.

    À l’époque de Lepage, une seigneurie comme la sienne vise l’ouverture de la colonisation avec de la main-d’œuvre indigène et une mise en valeur du territoire par l’exploitation des ressources, dont les pêcheries et les fourrures, afin qu’ils deviennent des habitants de la colonie. Lepage compte avec lui Étienne Pomminville, connu comme voyageur en 1696, probablement son interprète auprès des Autochtones, et qui épousera l’Autochtone Marguerite à Rimouski en 1718.

    La famille Lepage noue des relations intimes avec les Autochtones qui coopèrent avec eux. Entre 1701 et 1758, les membres de la famille Lepage participent aux cérémonies de baptême ou de mariage lors de 40 événements impliquant des Autochtones. Parmi ces derniers se trouvent les membres des familles Thomas, Chakemar, Tiganne, Dechiche, Adamquet, Lichard, Sellier, Gaudin, Gondouèche et Tamquet, de même que les membres des familles d’Antoine et Madeleine ainsi que de Philippe et Catherine, des Maricides de Médoctek.

    Au total, pas moins de 263 événements engageant des Autochtones, principalement des Mi’gmaq, des Malécites et aussi des Iroquois, Abénaquis, Hurons, sont consignés au registre de la paroisse de Saint-Germain, entre 1701 et 1879

    Références


  • Capsules vidéo

    Fièrement étudiante

    Fièrement agricole

    Fièrement maritime

    Fièrement communautaire

    Fièrement entrepreneuriale

    Sept thématiques phares et identitaires du paysage rimouskois seront abordées, mettant en vedette des citoyennes et citoyens qui marquent à leur façon leur milieu :

    • Fièrement maritime;
    • Fièrement étudiante;
    • Fièrement culturelle;
    • Fièrement sportive;
    • Fièrement entrepreneuriale;
    • Fièrement communautaire;
    • Fièrement agricole.

    Vous pourrez y voir et entendre des citoyens et citoyennes témoigner avec émotion et engagement de leur fierté d’appartenir à la communauté rimouskoise. À travers ces témoignages, nous pourrons tous ensemble nous remémorer notre histoire et célébrer notre fierté au présent, tout en nous projetant vers le futur.


  • Histoire de Rimouski

    La nouvelle Ville de Rimouski, officiellement constituée le 1er janvier 2002, est issue du regroupement des anciennes villes de Rimouski, de Pointe-au-Père, du village de Rimouski-Est, de la municipalité de Mont-Lebel, ainsi que des paroisses de Sainte-Blandine et de Sainte-Odile-sur-Rimouski. À la suite du regroupement, le territoire de la nouvelle ville de Rimouski correspond en grande partie à celui de la paroisse de Saint-Germain-de-Rimouski, qui a été démantelé, à plusieurs reprises, à partir de 1835, pour permettre la création des paroisses de Sainte-Anne-de-la-Pointe-au-Père, Sainte-Odile-sur-Rimouski, Sainte-Blandine et Saint-Yves.

    Initié en avril 2000, dans la foulée du dépôt du Livre blanc sur la réorganisation municipale (Loi 170), 6 des 8 municipalités ciblées par le projet initial concluent une entente de regroupement le 4 juillet 2001. Le 5 septembre 2001, le décret de regroupement est émis par le gouvernement du Québec. Dès ce moment, les citoyens des municipalités participant au regroupement bénéficient de la même tarification d'accès aux équipements de loisirs. Le comité de transition assure l'organisation de la nouvelle Ville et établit un budget. Le comité finalise la structure administrative de la Ville et assure l'intégration des employés municipaux dans la nouvelle administration. Les premières élections municipales pour doter la nouvelle Ville de Rimouski d'un conseil municipal ont lieu le 18 novembre 2001.

    Le 3 février 2002, des cérémonies protocolaires de lever de drapeaux se déroulent dans chacune des municipalités regroupées pour célébrer la nouvelle Ville de Rimouski. Dès mars 2002, la nouvelle Ville annonce qu'elle fera dorénavant appel aux services de la Sûreté du Québec pour desservir son territoire.

    En 2006, l'administration municipale rimouskoise entame un vaste processus de consultation sous le thème « Savoir naviguer ensemble » dont l'objectif est d'établir une vision commune du développement. La consultation est un succès et entraine l'identification de 5 axes stratégiques de développement :

    • Une ville inclusive encourageant la participation citoyenne;
    • Une ville respectueuse de sa population, de sa culture, de son patrimoine, de sa nature et de ses paysages;
    • Une ville branchée sur le développement durable, les ressources et l'expertise locale;
    • Une ville ouverte sur le monde, un lieu de savoir et d'innovation;
    • Une ville solidaire dotée d'une administration performante.

    Le 16 septembre 2009, la Ville de Rimouski s'agrandit de nouveau avec l'annexion, par décret, de la municipalité du Bic.

    Maires

    • 1994-2005 : Michel Tremblay
    • 2005-2016 : Éric Forest
    • 2016- : Marc Parent

    Consulter l'historique des municipalités et villes regroupées avant 2002.

    • Le Bic
    • Mont-Lebel
    • Pointe-au-Père
    • Rimouski
    • Rimouski-Est
    • Sainte-Blandine
    • Sainte-Odile-sur-Rimouski

    Le Bic avant 2009

    Le territoire du Bic est reconnu des Européens dès le second voyage de Jacques Cartier, qui jeta l'ancre dans la baie du Bic pendant 4 jours. À cette époque, le chef Donnacona raconte à Cartier l'histoire d'un événement survenu en 1533 sur l'une des îles, alors que des guerriers iroquois auraient agressé un groupe de Micmac. Cet événement est à l'origine du nom de l'Île-au-Massacre. En 1603, Samuel de Champlain y séjourne. Il dessine sur sa carte le point culminant de l'époque, et inscrit « le Pic » pour désigner la montagne, qu'on nomme aujourd'hui Pic Champlain. Le nom « Bic » serait selon toute vraisemblance une déformation du nom donné par Champlain à la montagne.

    La seigneurie du Bic est concédée à Charles Denys de Vitré en 1675 par le gouverneur Frontenac. Contrairement aux autres colonies concédées dans un but de colonisation, la seigneurie du Bic est concédée dans le but de « faire la pêche au hareng et autres poissons ». Le sieur de Vitré n'habite pas les lieux. Le premier habitant connu du Bic est un dénommé Jean Gagnon, établi aux environs de 1680. La seigneurie verra son lot de seigneurs se succéder jusqu'en 1822, alors qu'Archibald Campbell, notaire de Québec, fait l'acquisition de la seigneurie et devient le premier seigneur à y habiter. Sous sa gouverne, de 1822 à 1852, de nombreuses concessions de terres sont effectuées et la seigneurie se développe rapidement. On assiste à l'érection canonique de la paroisse en 1830 sous le nom de Sainte-Cécile, Cécile étant le prénom de l'épouse d'Archibald Campbell. Le Bic est érigé en municipalité en 1835 et est incorporé en 1855.

    En 1890, après le feu de la première église construite en 1850, les citoyens entament les démarches visant à la reconstruction. La bénédiction du nouvel édifice a lieu en 1893, mais les travaux durent plusieurs années et ne seront réellement complétés qu'au tout début du XXe siècle.

    L'électricité arrive au Bic en 1889. Cette implantation est partielle et plus ou moins efficace. En 1912, un incendie détruit les installations électriques. Le service sera rétabli 4 ans plus tard, puis cédé en 1922 à la Compagnie de Pouvoir du Bas-Saint-Laurent. Progressivement, l'électrification rejoint l'ensemble de la municipalité et des rangs jusqu'en 1950.

    Le premier tiers du XXe siècle est mouvementé. En 1905, suite aux pressions exercées par des propriétaires de compagnies de navigation, la station officielle des pilotes du Saint-Laurent, localisée au Bic depuis 1762, déménage à Pointe-au-Père. Le 20 mai 1921, un incendie détruit une dizaine de bâtiments du village du Bic et une partie de la rue Sainte-Cécile. La croix de métal du mont Saint-Louis est érigée en 1924 et bénite en 1925 par Mgr Léonard.

    Dans le domaine agroalimentaire, 1928 voit l'apparition de la Société coopérative agricole de Saint-Cécile-du-Bic. C'est à partir de 1935 qu'elle entre dans le créneau de la transformation laitière. En 1949 une meunerie est construite et fabrique des moulées. Au fil des ans, la Société coopérative s'implante dans l'industrie de la transformation laitière, si bien qu'en 1965, elle devient la Coopérative agricole du Bas-Saint-Laurent et contrôle la presque totalité de la production régionale. Elle fait une grande percée dans le marché québécois du lait nature, mais doit retraiter dans les années 1990 face aux géants Saputo et Agropur.

    Une importante infrastructure sportive de la municipalité, Le Club de golf Bic Inc. voit le jour en 1932, sous le nom de Bic Golf Club Inc. Il s'agit d'un club privé, dont huit des douze signataires de l'incorporation sont domiciliés dans la grande région de Montréal (Montréal, Westmount, Saint-Hilaire-de-Rouville).

    Dès 1964, la municipalité du Bic avait officiellement entrepris les démarches visant à explorer la faisabilité d'un parc sur son territoire. Les gouvernements fédéral et provincial étaient intéressés par le projet. Plusieurs études ont été réalisées au cours des années 60-70. En 1972, le comité du parc Bic/Saint-Fabien est mis sur pied. Le gouvernement du Québec entreprend alors les premières démarches en vue d'acquérir les terrains. L'implantation du parc est décidée en 1974, et ce dernier verra le jour officiellement le 7 novembre 1984.

    Dès 1973, dans la foulée de l'Opération Dignité, le Bic revendique sa place dans le domaine culturel avec la création d'une troupe de théâtre: la Troupe des gens d'en bas. Elle sera en opération jusqu'au début des années '80. Dès lors, le groupe se dissout. De ses cendres va naître le Théâtre les gens d'en bas, qui s'installe dans la grange de service du camping du Bic entre 1981 à 1988. Par la suite, la municipalité du Bic investit dans un bâtiment, géré par la compagnie de théâtre. Le groupe poursuit encore à ce jour une mission en trois volets, soit la production, la diffusion et la démocratisation du théâtre.

    Sur le plan démographique, le Bic a connu des débuts timides. En 1688, on y recense 14 habitants, tous membres de la même famille. En 1825, un recensement indique 90 âmes. En 1842, le village compte sur une population de 203 habitants. En 1851, un essor considérable voit la population grimper à 1 391 habitants. Le dernier recensement de Statistique Canada, mené en 2006, indiquait une population de 2 946 habitants.

    Le territoire et l'organisation municipale ont souvent été modifiés au cours de l'histoire. En 1851, les habitants de la Rivière-Hâtée, incluse dans la paroisse Saint-Germain-de-Rimouski, obtiennent leur annexion à la paroisse Sainte-Cécile. L'érection de la paroisse de Saint-Valérien en 1885 ampute le Bic d'une partie de son territoire. En 1920 on assiste à la scission de la paroisse en deux entités, soit la paroisse de Sainte-Cécile du Bic et la municipalité du village du Bic. Un comité de fusion est mis sur pied en 1970 afin de reformer une seule municipalité sur le territoire. La fusion s'effectue le 22 décembre 1971, créant la municipalité du Bic. Par l'arrêt ministériel du 16 septembre 2009, la municipalité du Bic est annexée à la Ville de Rimouski.

    Liste des maires de la municipalité du Bic
    1855-1873
    Georges Sylvain
    1874
    Didier Ouellet
    1875
    Georges Sylvain
    1876
    Octave Levasseur
    1877
    Georges Sylvain
    1877 (juillet)
    Octave Levasseur
    1878-1883
    Octave Levasseur
    1884-1885
    Mathias Morin
    1886-1887
    Octave Levasseur
    1880-1890
    Étienne Couture
    1891-1895
    Louis-Napoléon Côté
    1896
    Pierre Émile D'Anjou
    1897-1899
    Joseph Pineau
    1900-1905
    Joseph Michaud
    1906-1908 (février)
    Pierre Émile D'Anjou
    1909-1914
    Pierre Émile D'Anjou
    1915-1918
    Alexis Voyer
    1919
    Adélard Parent
    Pro-maires

    1908 (février)
    Alphonse Brillant
    1909
    Alphonse Brillant
    1910-1911
    J.Elz. Heppell
    1912
    France Parent
    1913
    J.Elz. Heppell
    1915
    J. Bte Alias Jonny Blais
    Liste des maires du Bic (village)
    1921-1923
    J.E. Rioux
    1926-1927
    Aurèle Chamberland
    1928
    Napoléon Bérubé
    1928-1936
    Joseph Levasseur
    1937-1940
    J.A. D'Anjou
    1941-1947
    Wilfrid Ouellet
    1948-1950
    Nazaire Boucher
    1951-1952
    Louis-Philippe Lavoie
    1953-1954
    Nazaire Boucher
    1955-1956
    Armand Plante
    1957-1958
    Alcide Gagnon
    1959-1963
    Onésime Gagnon
    1963-1965
    Gérard Labrie
    1965-1974
    J. Romuald Bérubé
    1974-1976
    Denis Cassista
    1976-1978
    Valois Doucet
    1978
    Lucien Cimon
    Liste des maires de la paroisse du Bic
    1920-1921 (janvier)
    Alex Voyer
    1921 (mars) - 1929
    Magloire Chénard
    1929-1935
    Louis Brillant
    1935-1936
    Pascal Lavoie
    1937-1938
    Oscar Parent
    1938-1941
    Louis Gagné
    1941-1946
    Joseph Cassista
    1947-1967
    Louis-Jacques Chénard
    1967-1972
    Félix Chénard
    Liste des maires après la fusion du village et de la paroisse
    1972-1974
    J. Romuald Bérubé
    1974-1978
    Denis Cassista
    1978-1981
    Lucien Cimon
    1982-1992
    Valois Doucet
    1992-2000
    Gilbert Thibault
    2000-2005
    Serge Lévesque
    2005-2007
    Jean-Louis Lavoie
    2008-2009
    Claude Gauthier

    Mont-Lebel avant 2002

    En 1931, des contribuables du rang Double de la municipalité de Sainte-Blandine entreprennent des démarches avec le gouvernement afin de constituer une municipalité indépendante à la suite d'une dispute avec le conseil municipal de Sainte-Blandine. La dispute est en lien avec les budgets octroyés par le gouvernement pour l'entretien et le développement des routes; en effet, les sommes octroyées s'avéraient toujours insuffisantes pour permettre le développement des 3e et 4e Rangs de Sainte-Blandine. Comme suite à la rédaction d'une requête, des représentants de ces contribuables (Jean-Baptiste Lebel et Pierre Fiola) ont rencontré le ministre des Affaires municipales qui leur accorde l'autorisation de procéder. La municipalité de Mont-Lebel sera ainsi érigée en 1932. Son nom est possiblement attribué en lien avec Jean-Baptiste Lebel, qui fut également le premier maire. La municipalité demeure toutefois comprise dans la paroisse religieuse de Sainte-Blandine. Le territoire de Mont-Lebel est situé en grande partie dans le canton Macpès et occupe vers l'est une partie des rangs II et IV du canton Neigette. Les municipalités de Saint-Anaclet-de-Lessard, Sainte-Blandine, Saint-Narcisse et Saint-Marcellin l'entourent.

    Mont-Lebel est un territoire essentiellement agricole; sur les 65 propriétaires de 1938, 60 possèdent une ferme. Sur les 7 400 acres de la municipalité, 200 appartiennent à la Couronne et 7 200 à des fermes, ce qui équivaut à 120 acres en moyenne par ferme.

    La municipalité reçoit l'électricité en 1945, la même année que Sainte-Blandine, 42 ans après le début de l'électrification de Rimouski.

    En 1970, la municipalité fait l'acquisition de l'école. Le bâtiment, qui est rebaptisé le Toit des sportifs, permet la tenue des assemblées du conseil et est utilisé à titre de salle communautaire.

    Construit en 1930 sur la route du Lac-à-Quenon, le pont des Draveurs du Mont-Lebel enjambe la Petite rivière Neigette. Le pont ne possède qu'une travée et est d'une longueur de 28,62 mètres (93 pieds). Il présente une hauteur libre de 3,66 mètres (12 pieds). C'est un pont de type Town québécois dont le tablier a été renforcé et sa caractéristique principale est d'être à cordes simples. En 1993, comme suite au rapport d'évaluation patrimoniale du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, on remarque que la structure nécessite « la réfection des culées et d'une partie du tablier ». La municipalité ne peut effectuer les travaux nécessaires et se voit refuser une aide financière de 85 000 $ par le ministère des Transports du Québec. Le pont a été légèrement rénové en 1999. Le pont a dû être momentanément fermé à la circulation. Il est maintenant accessible, cependant, son tonnage est passé de 10 à 8 tonnes. Le pont a été désigné comme bien patrimonial représentatif de la municipalité lors des Journées du patrimoine en 2000.

    Liste des maires de la municipalité de Mont-Lebel
    1932-1933
    Jean-Baptiste Lebel
    1934-1940
    Félix Lepage
    1941-1948
    Anthime Fiola
    1949-1958
    Joseph Lévesque
    1959-1964
    Anselme Fiola
    1965-1978
    Michel Gagné
    1979-1980
    Gilles Proulx
    1981-1988
    Michel Gagné
    1989-2000
    Simon Lepage
    2001
    Guy Proulx

    Pointe-au-Père avant 2002

    La municipalité de Pointe-au-Père aurait été baptisée en lien avec le passage du Père jésuite Henri Nouvel, qui aurait célébré une messe le 8 décembre 1663 avec un groupe d'amérindiens de la Côte-Nord venu en expédition de chasse à l'orignal. La messe aurait été célébrée sur une pointe de terre qui s'avance dans le fleuve un peu en aval de Rimouski.

    Le territoire de Pointe-au-Père est échangé au Sieur René Lepage par le Sieur de la Cardonnière en 1693. La paroisse est érigée canoniquement et civilement en 1882. Le territoire a une vocation agricole qui est cependant limitée par la qualité des sols. La population aura tendance à fluctuer de manière importante jusqu'en 1905.

    Le 8 février 1873, Mgr Langevin émet un décret visant à construire une chapelle en bois en l'honneur de Sainte-Anne, la sainte patronne des marins. Dès lors, le pèlerinage de Sainte-Anne-de-la-Pointe-au-Père est établi, et on constate que plusieurs personnes se présentaient à la chapelle. En 1903, la prise en charge de la paroisse et du pèlerinage est confiée aux Eudistes. En 1907, on érige un calvaire pour le 25e anniversaire de la paroisse. En 1918, on inaugure le monument au Sacré-Coeur. En 1932, pour le cinquantième de la paroisse, on dévoile le monument à Sainte-Anne devant 4 000 personnes.

    Le poste de pilotage du Bic, instauré par le gouverneur Murray en 1762, est transféré à Pointe-au-Père en 1905, ce qui entraine une première diversification de l'économie locale. Le pilotage est une activité importante dans la région. Les pilotes sont alors des marins détenteurs d'un certificat de compétence. On retrouve toutefois des pilotes à Pointe-au-Père depuis au moins 1805. Comme suite à l'ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent et aux pressions des compagnies de navigation, le poste de pilotage est transféré aux Escoumins en 1960. En 1894, on installe une station du Service hydrographique canadien, dont l'activité principale est d'effectuer des relevés des marées et des courants. La station opère jusqu'en 1916. Dès 1955, la station marégraphique de Pointe-au-Père est désignée comme point d'origine de la Référence internationale des Grands Lacs et devient la source de calcul du zéro (niveau d'eau minimal) des cartes marines du Saint-Laurent. La station sera déménagée à Rimouski-Est en 1983 en raison du mauvais état du port de Pointe-au-Père. La station est alors intégrée au nouveau Système de référence international des Grands Lacs 1985.

    Un premier phare est érigé à Pointe-au-Père en 1859 afin de mieux baliser cet endroit du fleuve; il s'agit d'un phare de 5 lampes à l'huile équipées de réflecteurs de 21 pouces. Le premier phare est détruit dans un incendie le 13 avril 1867. Un deuxième phare est construit pour le remplacer et est muni d'un éclairage fixe. L'éclairage devient rotatif en 1890. En 1902, on remplace les lampes à l'huile par des lampes au gaz acétylène de la compagnie Sunlight. En 1909, on construit un nouveau phare plus moderne en béton armé, d'une hauteur de 97 pieds.

    Pointe-au-Père sera dotée d'une station Marconi dès 1909. Cette station permet de transmettre des messages télégraphiques sans fil grâce aux découvertes de Guglielmo Marconi, récipiendaire du prix Nobel de physique de 1909. Dans la nuit du 29 mai 1914, la station Marconi capte les signaux de détresse de l'Empress of Ireland, un paquebot océanique de la Compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique. L'Empress vient d'être abordé par un charbonnier norvégien, le Storstad. L'opérateur de la station alerte aussitôt les autorités maritimes. L'Empress coule, et seulement 337 de ses 1 477 passagers sont sauvés. La station servira également à capter des messages lors de la Deuxième Guerre mondiale. Elle est vendue au gouvernement canadien en 1956.

    En 1959, le gouvernement fédéral approuve des travaux visant à construire un port d'hiver à Pointe-au-Père. On entame également la construction d'un tronçon de chemin de fer qui sera relié au réseau existant. Le port demeure inachevé et ne sera jamais connecté au réseau de chemin de fer national.

    En 1962, le traversier Père-Nouvel entre en opération. Cependant, la conjoncture économique entrainera la fin du service en 1967. Une tentative de remise en route de la traverse est effectuée en 1968 avec la mise en service du Manic, qui sera toutefois vendu en 1970.

    En 1978, le regroupement pour la conservation du marais de Pointe-au-Père est créé afin d'effectuer de la sensibilisation visant à stopper les dommages faits au marais. Le regroupement est actif et fait entendre efficacement son message.

    En 1980, le Musée de la mer fait son apparition afin de contribuer à la promotion, la diffusion et la conservation du patrimoine maritime. Le musée est encore en opération aujourd'hui et présente une exposition sur la tragédie de l'Empress of Ireland. La corporation du musée gère également le site historique maritime de la Pointe-au-Père.

    Le 3 juin 2000, dans le cadre des Journées du patrimoine, le site historique maritime de la Pointe-au-Père est désigné en tant que bien patrimonial représentatif de la municipalité.

    Liste des maires de la municipalité de Pointe-au-Père
    1883-1885
    Pierre D. Rouleau
    1886
    Elzéar Heppell
    1887
    Jean Heppell
    1888-1890
    Pierre D. Rouleau
    1891-1894
    John McWilliams
    1895
    David Rouleau
    1896-1907
    John McWilliams
    1907-1909
    Joseph Lavoie
    1909-1910
    John McWilliams
    1910-1911
    P.E. Amiot
    1911-1912
    Joseph Lavoie
    1912-1913
    Joseph Paquet
    1914
    Louis Othot
    1915-1916
    Joseph Paquet
    1917
    Daniel Ruest
    1918 (4 mois)
    Louis Othot
    1918 (8 mois)
    Daniel Ruest
    1919-1920
    Pierre C. Lavoie
    1921-1925
    Jean Heppell
    1925-1932
    L.J.A Chevron
    1933-1934
    Phil Desrosiers
    1935-1958
    Wilfrid Raymond
    1959-1962
    Irenée Rouleau
    1963-1972
    Berthold Côté
    1972-1973
    Jean-Marc Côté
    1973-1976
    J.-Émilien Amiot
    1976-1979
    Paul Bouillon
    1979-1987
    Simon Papillon
    1981-1982 (mai)
    Éric Forest
    1982-1986
    Jean-Yves Roy
    1986-1989
    Benoît Martin
    1989-1993
    Alain Piché
    1993-2001
    Guy Leclerc

    Rimouski avant 2002

    Le nom Rimouski est issu de la langue algonquine et réfère à la chasse à l'orignal qui se pratiquait jadis en ces lieux. La seigneurie de Rimouski est concédée au Sieur Augustin Roué de la Cardonnière en 1688; à l'époque, elle est délimitée par la rivière Hâtée à l'ouest et la rivière Rimouski à l'est et comprend l'île Saint-Barnabé. Le 18 juillet 1694, la seigneurie est échangée à René Lepage contre une terre à l'île d'Orléans. M. Lepage s'y établit et construit en 1696 son premier manoir, dont l'emplacement réel est de nos jours inconnu.

    Le développement de la seigneurie se fait au ralenti pendant les cinquante premières années. On sait qu'en 1712, la population de Rimouski et de Rivière-du-Loup combinée est de 52 habitants. En 1751, la seigneurie s'agrandit par l'annexion de la seigneurie Saint-Barnabé allant de la rivière Rimouski jusqu'à la Pointe-au-Père. Alors que la conquête change le destin de la Nouvelle-France, la vie quotidienne demeure plutôt inchangée à Rimouski. En 1767, des Rimouskois trouvent le corps de Toussaint Cartier étendu dans sa maison. Cartier s'était vu offrir la permission de s'établir sur l'île Saint-Barnabé afin d'y vivre en ermite à la suite d'un tragique et mystérieux accident en mer au cours duquel il perdit sa fiancée. Il avait été visité l'année précédente par la romancière anglaise Frances Brooke qui raconte cette aventure dans « The history of Emily Montague ». En 1790, la population de Rimouski s'élève à 333 habitants.

    Vers 1820, l'exploitation forestière se développe dans la région alors que la rivière Rimouski devient une voie privilégiée pour la drave. En 1825, la population atteint 1 963 habitants. En 1829, on délimite le territoire de la paroisse de Saint-Germain-de-Rimouski. Ce territoire sera divisé afin de permettre la création de nouvelles paroisses : Sainte-Cécile-du-Bic (1835), Saint-Anaclet-de-Lessard (1859), Sacré-Coeur (1875), Sainte-Blandine (1881) et Sainte-Anne-de-la-Pointe-au-Père (1882). Le développement s'accélère et l'on voit se construire un quai (1850), un collège industriel (1854), un palais de justice (1862), un Évêché (1867) et un tronçon du chemin de fer intercolonial (1873). Sur le plan organisationnel, on observe la création du district judiciaire de Rimouski (1857) et l'érection diocésaine (1867) alors qu'en 1869, Rimouski devient officiellement une ville.

    En 1903, la construction de l'actuel archevêché est terminée. À l'hiver de la même année, quelques rues et résidences de Rimouski ont accès au service d'électricité. En 1904, on effectue un premier appel téléphonique entre Rimouski et Québec. En 1909, la première exposition agricole a lieu à Rimouski. Rimouski compte un hôpital dès 1923. En 1936, on entreprend la construction de l'hôpital Saint-Joseph. Partiellement détruit par l'incendie de 1950, l'hôpital est reconstruit et ses édifices sont au coeur de l'Hôpital régional - Rimouski.

    Le Collège industriel, fondé en 1854 par Mgr Cyprien Tanguay, deviendra par la suite le Séminaire de Rimouski en 1867. Faisant suite à des déménagements et à des sinistres, l'établissement occupera 5 bâtiments, dont l'actuel Cégep construit en 1922. Plusieurs écoles gravitent autour du Séminaire et seront regroupées le 14 juillet 1967 pour former le Cégep de Rimouski. Le 6 novembre 1923, le représentant du Séminaire de Rimouski signe un contrat avec le gouvernement du Québec pour la création d'une école d'agriculture. Les travaux débutent en septembre 1926. En 1935, Jules-A. Brillant contribue à la fondation de l'École d'arts et métiers de Rimouski. Il finance la construction d'un premier atelier qu'il offre au Séminaire. On y étudie l'électricité, la radio, la menuiserie, l'ébénisterie, la charpenterie, la mécanique et la soudure. En 1943, suite à une forte implication de Jules-A. Brillant, on procède à l'inauguration de l'École de marine de Rimouski. Pendant une bonne partie de son existence, cette institution est menacée et sera presque déménagée à Québec en 1973. Cependant, une forte résistance s'organise en 1974 et permet à Rimouski de conserver cet établissement, qui sera relocalisé en 1978 dans l'Institut Monseigneur-Courchesne, qui accueillait auparavant des orphelins et des personnes handicapées. En 1949, on assiste à l'ouverture de l'École de commerce, dont l'existence est due en bonne partie à la présence des entreprises de Jules-A. Brillant qui a besoin d'administrateurs qualifiés depuis que le siège social de la Corporation de Téléphone et de Pouvoir du Bas-Saint-Laurent est transféré de Québec vers Rimouski en 1937. En 1958, l'École normale Tanguay est créée afin de former des enseignants. Elle est administrée par l'École de commerce, avec laquelle elle partage ses locaux. À la suite de la réforme de l'éducation des années 1960, l'École normale Tanguay sera intégrée à l'Université du Québec à Rimouski. Le Centre d'études universitaires de Rimouski, créé en 1969, devient l'UQAR le 19 avril 1973 et est intégré au réseau de l'Université du Québec.

    Construite de 1854 à 1862, l'actuelle Cathédrale de Rimouski peut accueillir 1 200 fidèles. Elle prend la relève d'une église de pierres construite en 1824 et qui, au fil des ans, a également abrité le Séminaire de Rimouski, les Soeurs des Petites Écoles, les Soeurs de la Charité et une école paroissiale. Le Musée régional de Rimouski, inauguré le 24 juin 1972 après d'importants travaux de restauration, occupe maintenant cet ancien édifice.

    Bien qu'ayant une histoire de plus de 300 ans, la ville de Rimouski comporte peu de bâtiments anciens, principalement à cause de l'incendie de 1950 qui détruisit le tiers des habitations de la ville, dont le manoir Tessier, la résidence des Soeurs de la Charité, le palais de justice, une partie de l'hôpital Saint-Joseph, l'orphelinat et la maison du notaire Gendreau. À l'origine du sinistre, de forts vents auraient brisé des fils électriques se trouvant au-dessus de piles de bois de la compagnie Price Brothers, établie depuis 1900 sur la rive ouest de la rivière Rimouski. À la suite du sinistre, la ville de Rimouski est reconstruite en suivant un plan d'urbanisme qui modifie considérablement la configuration de la ville, les rives de la rivière Rimouski et la bordure du fleuve devant la ville.

    Liste des maires de la municipalité de Rimouski
    1869-1873
    Joseph Magloire Hudon
    1873-1875
    André Elzéar Gauvreau
    1875-1877
    Jean-Théophile Couillard
    1877-1884
    Pierre-Louis Gauvreau
    1884
    Jean-B. Romuald Fiset
    1885-1887
    Louis-Napoléon Asselin
    1887-1889
    Joseph Norbert Pouliot
    1889-1899
    Auguste Tessier
    1899-1905
    Rodolphe-Alfred Drapeau
    1905-1907
    Louis-de-Gonzague Belzile
    1907-1908
    Rodolphe-Alfred Drapeau
    1908
    Napoléon Bernier
    1909-1914
    Henri-Romuald Fiset
    1914
    Herménégilde Lepage
    1915-1917
    Jean-Charles Taché
    1917-1919
    Herménégilde Lepage
    1919-1937
    Louis-Joseph Moreault
    1937-1939
    James J. Jessop
    1939
    Martin J. Lepage
    1939-1947
    Paul-Émile Gagnon
    1947-1950
    Elzéar Côté
    1950-1955
    Victor Lepage
    1955-1958
    Elzéar Côté
    1958-1961
    Roméo Crevier
    1961-1970
    Maurice Tessier
    1970
    Victor Lepage
    1970-1971
    Christophe Bérubé
    1971-1978
    Claude St-Hilaire
    1978-1990
    Philippe Michaud
    1990-1994
    Pierre Pelletier
    1994-2001
    Michel Tremblay

    Feu de Rimouski - 1950

    Vers 18 heures, le samedi 6 mai 1950, un incendie alimenté par des vents violents atteignant parfois les 110 à 145 km/h, a détruit le tiers de la ville de Rimouski.

    Le feu a pris naissance dans la cour à bois de la compagnie Price Brothers, fabricant de bois, pour se propager rapidement en raison de la volatilité des étincelles. Le feu rasa la partie ouest du quartier Saint-Germain, de la rue Tessier longeant la rivière Rimouski à l'avenue de la Cathédrale, et du fleuve Saint-Laurent jusqu'à la rue de l'Évêché Ouest.

    Quelque 230 résidences et immeubles ont été détruits et plus de 2350 personnes se sont retrouvées sans logis. Un grand courant de sympathie provenant de partout dans le monde s'est manifesté par une énorme générosité.

    Plaque commémorative se retrouvant à la place du 6-Mai-1950.
    Place du 6-Mai-1950 située entre la Salle DESJARDINS-TELUS et la Cathédrale de Rimouski.

    Pour en savoir plus, consulter le site d'archives de Radio-Canada.

    Rimouski-Est avant 2002

    Le 17 juin 1939, on assiste à l'érection civile de la municipalité de Rimouski-Est et à l'élection du premier maire, Adhémar Saint-Laurent, un cultivateur de l'endroit. La municipalité est située sur un territoire utilisé à des fins agricoles depuis plusieurs années. Le territoire est délimité au nord par le fleuve Saint-Laurent, à l'ouest par le lot 191 (église Sainte-Agnès), au sud par la municipalité de Saint-Anaclet-de-Lessard et à l'est par le lot 85 (10e Avenue maison Lamontagne). Le centre économique de la municipalité est alors situé autour du quai. L'érection canonique de la paroisse Saint-Yves a lieu en 1941.

    Vers la fin des années 30, on construit l'école Saint-Yves, dont l'emplacement correspond aux salles de réception de l'ancien Motel Normandie.

    Le 10 mars 1949, la limite est de la municipalité est déplacée jusqu'à l'avenue Léonidas à la suite d'une requête provenant d'un groupe de propriétaires désireux de se regrouper à Rimouski, ce qui donnera naissance à la paroisse de Sainte-Agnès.

    Au cours des années 1950, l'aéroport construit dans les années 30 pour assurer le service postal connaîtra un important développement grâce à l'arrivée de Quebecair, une compagnie aérienne issue de la fusion de Air-Rimouski et de Aviation du Golfe inc. Le siège social de Québecair sera établi à Rimouski-Est; la compagnie y sera active jusqu'en 1969. Après le déménagement du siège social de Quebecair, l'aéroport décline et est acheté par Rimouski en 1973.

    En 1959, environ 25 personnes sont à l'emploi des compagnies pétrolières installées dans la municipalité : Gulf, Shell, Irving et Esso. Elles y exploitent des réservoirs jusque dans les années 1980.

    En 1975, à la suite d'un décret de l'Assemblée nationale du Québec, la partie sud du territoire situé entre l'avenue Léonidas et la rue Goulet est réputée partie intégrante de la cité de Rimouski.

    En 1975, la Marina régionale de Rimouski débute ses activités en vue de la construction d'un parc nautique qui aboutira, en 1983, à la construction d'une marina et d'une capitainerie. Le gouvernement fédéral contribue pour près de 4 millions pour la construction de la Marina, alors que le gouvernement du Québec octroie 300 000 $ pour la construction de la capitainerie.

    En 1985, le centre communautaire de Rimouski-Est voit le jour. Il sera baptisé Adhémar Saint-Laurent, en l'honneur du premier maire de l'endroit.

    Le 6 août 2000, à l'occasion de la Journée du patrimoine, la Maison Lamontagne est désignée pour représenter Rimouski-Est dans le cadre de l'initiative Patrimoine 2000. La Maison Lamontagne a probablement été construite vers 1744 par Marie-Agnès Lepage et Basile Côté. Elle tire son nom de la succession de quatre générations de Lamontagne qui en ont été les propriétaires de 1844 à 1920. Elle présente un type de construction originaire de la Normandie et utilisé par les premiers colons de la Nouvelle-France. Il s'agit de l'une des deux seules maisons de ce type existant au Québec, ce qui en fait un monument exceptionnel. La maison a changé de mains plusieurs fois, devenant même la propriété d'Adhémar Saint-Laurent de 1920 à 1959. Abandonnée en 1959, la maison est utilisée comme remise. Elle est classée monument historique en 1974, achetée par le ministère des Affaires culturelles du Québec en 1976 et restaurée de 1980 à 1981.

    Le recensement de 1941 indique une population de 690 personnes. En 1967, la population passe à 1 973 personnes. En 1986, on recense 2 354 habitants à Rimouski-Est.

    Tout au long de son histoire, la municipalité de Rimouski-Est a connu une évolution qui l'a éloignée de sa vocation d'origine, essentiellement agricole, pour en faire une importante zone résidentielle.

    Le 1er janvier 2002, la municipalité de Rimouski-Est est intégrée à la nouvelle Ville de Rimouski.

    Liste des maires de la municipalité de Rimouski-Est
    1939-1942
    Adhémar St-Laurent
    1943-1944
    Joseph Collin
    1945-1946
    Arthur St-Laurent
    1947-1962
    Joseph Collin
    1963-1966
    Georges Chouinard
    1967-1980
    Albert Pineau
    1981-2001
    Gilbert St-Laurent

    Sainte-Blandine avant 2002

    Sainte Blandine est une martyre de la première communauté chrétienne de Lyon décédée en 177 avec 47 autres fidèles; l'usage veut qu'elle soit fêtée seule le 25 juillet ou le 2 juin avec tous les martyrs de Lyon.

    La municipalité de la paroisse de Sainte-Blandine, desservie en tant que mission dès 1870, est érigée canoniquement en paroisse en 1881 et devient une municipalité de paroisse en 1884. Il semblerait que M. Pierre Lepage ait été le premier maire de Sainte-Blandine. Cependant, il est impossible de le vérifier avec certitude puisqu'un incendie aurait détruit les archives de 1884 à 1890. Selon la tradition orale, les familles Brisson, Proulx, Soucy et Ross, originaires du Troisième Rang de Rimouski, ont été les premières à s'établir sur le territoire de Sainte-Blandine vers 1854. À l'époque, l'endroit s'appelait « la Montagne ».

    En 1921, une partie du territoire de Sainte-Blandine comprenant une partie des cantons Duquesne et Macpès demande à être érigée en paroisse indépendante. Malgré l'opposition du conseil municipal de Sainte-Blandine, la nouvelle paroisse sera érigée canoniquement le 11 mars 1921 et civilement le 17 août 1921. Cette paroisse sera appelée Saint-Narcisse, en l'honneur de son fondateur l'abbé Narcisse Rioux, ancien curé de Sainte-Blandine.

    En 1924, la municipalité met en place un premier corps policier constitué de quatre gardiens de la paix afin de faire respecter la réglementation locale.

    En 1931, des contribuables du rang Double de la municipalité entreprennent des démarches avec le gouvernement afin de constituer une municipalité indépendante à la suite d'une dispute avec le conseil municipal de Sainte-Blandine. La municipalité de Mont-Lebel sera ainsi érigée en 1932.

    En 1938, on construit une salle paroissiale sur le terrain de la fabrique. La salle est inaugurée par Mgr Courchesne. De 1948 à 1950, la salle servira d'église (l'église ayant été partiellement détruite par un incendie le 25 janvier 1948). La reconstruction de l'église débute en mai 1949 et dure jusqu'en juin 1950.

    Dès 1938, l'administration municipale souhaite que l'électricité soit installée dans le village. En 1945, l'éclairage électrique est installé à l'église et au presbytère, 42 ans après les débuts de l'électrification de Rimouski.

    La population de Sainte-Blandine est desservie par une caisse populaire à partir de 1938. La caisse opère dès lors dans le sous-sol de l'église jusqu'en 1980 (cependant, l'incendie de l'église relocalise la caisse dans la salle paroissiale de 1948 à 1950). En 1980, la caisse emménage dans ses locaux actuels du 674 route des Pionniers. Faisant suite à une fusion avec les caisses populaires Desjardins de Saint-Narcisse et de La Trinité-des-Monts, en janvier 2003, la caisse de Sainte-Blandine est maintenant le siège social de la Caisse populaire Desjardins du Haut-Pays de la Neigette.

    En 1940, le projet de création d'une coopérative agricole à Sainte-Blandine se concrétise. La coopérative sera active jusqu'en 1956, alors qu'elle accepte de se fusionner à la Société coopérative agricole de Sainte-Cécile du Bic.

    En 1965, la municipalité se dote d'un système d'égout et d'aqueduc. En 1975, le conseil établit une commission municipale d'urbanisme. En 1976, Sainte-Blandine conclut une entente sur l'usage de son dépotoir avec sa voisine de Mont-Lebel. L'année suivante, on fait l'acquisition d'un camion pour la collecte des ordures, ce qui permet d'étendre le service à toute la paroisse. Cette même année, la municipalité établit un mécanisme de concertation avec la municipalité voisine de Sainte-Odile-sur-Rimouski concernant l'aménagement du territoire.

    Liste des maires de la municipalité de Sainte-Blandine
    1884-1888
    Pierre Lepage
    1888-1890
    Pierre Proulx
    1890
    Joseph Ross
    1891-1894
    John McWilliams
    1895-1898
    Hubert Fillion
    1899-1904
    Joseph Ross
    1905-1909
    Pierre Proulx
    1910-1912
    Joseph Lévesque (démission de Pierre Proulx)
    1913-1924
    Jean-Baptiste Lebel
    1925-1927
    Pierre Proulx
    1928
    Germain Proulx (au décès de Pierre Proulx)
    1929-1930
    Jean-Baptiste Lebel
    1931-1932
    Honoré Guimond
    1933-1934
    Élie Deschênes
    1935-1936
    Michel Proulx
    1937-1938
    Napoléon Poirier
    1939
    André Poirier
    1939
    Jérôme Lebel (démission de André Poirier)
    1940-1948
    William Brisson (démission de Jérôme Lebel)
    1949-1956
    Agnus Proulx
    1957-1958
    Émile Proulx
    1959-1962
    Adélard Dubé
    1963-1964
    Emmanuel Brisson
    1965-1974
    Lorenzo Poirier
    1975
    Jean-Paul Lepage
    1976-1978
    Raynald Dubé
    1979-1981
    Bertrand Dubé
    1981-1983
    Richard Michaud
    1983-1987
    Lionel Guimond
    1988-2001
    Daniel Côté

    Sainte-Odile-sur-Rimouski avant 2002

    Les secteurs du « Brûlé » (une série de maisons le long de la rue Tessier, aussi appelé Rimouski Ouest) et du « Beauséjour » de la paroisse Saint-Germain-de-Rimouski ont longtemps été des lieux de prédilection pour la chasse, la pêche, les pique-niques, les promenades et le ski. Les autorités religieuses, constatant un faible sentiment d'appartenance des résidants du secteur vis-à-vis la paroisse Saint-Germain-de-Rimouski, font en sorte que le 13 mai 1939, le « Brûlé » et le « Beauséjour » sont retirés du territoire de la paroisse de Saint-Germain-de-Rimouski pour créer une desserte (sous l'abbé Omer C. D'Amours) qui sera érigée en tant que paroisse de Sainte-Odile-sur-Rimouski le 13 décembre 1940. On entreprend alors la construction d'une chapelle et d'un presbytère. Le 14 décembre 1942, la paroisse devient municipalité.

    Le voyageur attentif remarquera la présence de plusieurs croix de chemin sur le territoire de Sainte-Odile-sur-Rimouski. Anciennement, il était d'usage de baptiser les rangs d'une paroisse du nom d'un saint et de placer le rang sous sa protection. Une croix de chemin est érigée dans un but de protection, de dévotion, pour souligner la réalisation d'une promesse ou pour commémorer un événement important. On retrouve à Sainte-Odile-sur-Rimouski la croix du 2e Rang, la croix du Beauséjour, la croix du 3e Rang et une statue de la Vierge au 3e Rang Ouest.

    Le secteur de la « pulpe » est une zone industrielle importante au début du siècle. La compagnie Price Brothers, principal employeur des habitants de Sainte-Odile-sur-Rimouski, s'y approvisionne en bois et il s'y débite jusqu'à 3 000 billots par jour. Six meules permettent de générer quotidiennement 30 tonnes de pulpe. La pulpe est acheminée au quai de la compagnie dans des paniers se déplaçant sur un câble aérien. On retrouve également un moulin à bardeaux qui brûle en 1913, 1915 et 1931. Après l'incendie de 1931, le moulin est relocalisé près de la scierie et sera à nouveau détruit dans l'incendie de 1950.

    En 1939, une agricultrice de Sainte-Odile-sur-Rimouski, Mme Gaudiose Parent, remporte la médaille d'argent du Concours du mérite agricole. La maison de la famille Parent sera remplacée par les résidences Odiloge, un complexe résidentiel construit en 1986 et destiné aux personnes âgées qui désirent demeurer dans la municipalité.

    En 1947, la fabrique a besoin d'un cimetière. On acquiert un terrain de M. Omer Canuel en bordure de la route Sainte-Odile en direction de Sainte-Blandine. Le terrain est agrandi en 1960 et en 1980.

    Alors que l'électrification de Rimouski débute en 1903, les rues de la municipalité de Sainte-Odile-sur-Rimouski reçoivent l'éclairage électrique en 1948.

    En août 1951, Sainte-Odile-sur-Rimouski est le théâtre d'un important glissement de terrain couvrant « une superficie de 27 acres, ayant une largeur moyenne de 700 pieds et 1 700 pieds en profondeur ». Le glissement de terrain emporte les habitations de plusieurs citoyens.

    Sainte-Odile-sur-Rimouski est un village tranquille et ordonné; en 1952, Alcide Hins devient chef de police et chef des pompiers volontaires. En 1953, on adopte un règlement municipal afin que les enfants ne puissent glisser ou patiner dans les rues du village, ni circuler seuls après 21 h. Dans la même veine, on interdit le tapage en soirée.

    Le 7 mars 1961, les contribuables du village de Sainte-Odile-sur-Rimouski demandent l'annexion à la Ville de Rimouski, alors que les citoyens de la partie rurale de la municipalité souhaitent demeurer autonomes. L'annexion se confirme le 9 juin 1962 par l'arrêté en conseil n° 1009. Environ 1 400 citoyens sont maintenant des Rimouskois, alors que 400 autres doivent mettre en place une nouvelle municipalité. La nouvelle municipalité de Sainte-Odile-sur-Rimouski est formée en 1962, avec comme maire M. Lucien Saint-Pierre. La même année, la municipalité présente une requête afin d'annexer à son territoire le canton Macpès. En 1973, pour dissiper la confusion entre les limites municipales et les limites de leurs paroisses voisines, les curés de Saint-Robert et de Sainte-Odile-sur-Rimouski concluent une entente selon laquelle Sainte-Odile-sur-Rimouski commence avec le numéro 387 de la rue Tessier, toute la rue Ross appartient à Sainte-Odile-sur-Rimouski et le côté ouest de la rue Gosselin appartient à Saint-Robert.

    Sainte-Odile et Rimouski établiront de nombreux partenariats à partir des années 60. Dès 1969, la municipalité de Sainte-Odile fait appel au Service de sécurité incendie de Rimouski et, en 1983, une entente intermunicipale pour le service des incendies est complétée. Après plusieurs années de discussion, d'échanges et de débats reliés à l'emplacement du dépotoir de la ville de Rimouski situé aux limites de Sainte-Odile, on en viendra en 1982 à la conclusion d'une entente intermunicipale visant l'établissement et la gestion d'un site régional d'enfouissement sanitaire. En 1989, la municipalité conclut également une entente avec la Ville pour le service de transport adapté.

    Le 1er janvier 2002, la municipalité de Sainte-Odile-sur-Rimouski est intégrée à la nouvelle Ville de Rimouski.

    Liste des maires de la municipalité de Sainte-Odile-sur-Rimouski
    1943-1948
    Alfred Dubé
    1949-1950
    Eustache Canuel
    1952-1952
    Gonzague Bélanger
    1953-1954
    Oscar Ross
    1955-1956
    Rémi Morissette (remplace Oscar Ross, décédé)
    1957-1961
    Bertrand Lepage 
    1962-1974
    Lucien St-Pierre
    1975-1996
    Jean-Guy Lavoie
    1997-2001
    Anselme Gagné
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